La Gazette de la grande ile

Violation de la fermeture d’Analamanga : Les contrevenants doivent être arrêtés !

Publié le 10 avril 2021

La région Analamanga figure parmi les zones concernées par la fermeture annoncée par le chef de l’Etat il y a deux semaines. Une petite prolongation a encore été accordée à ceux qui voulaient rejoindre les autres régions pour rentrer chez eux après cette décision. Finalement, les responsables au niveau de la gendarmerie ont appliqué effectivement cette fermeture mercredi dernier à 21 heures du soir. Mais comme l’année dernière, les cas de transport clandestins ont tout de suite fait leur apparition quelque temps après cette fermeture. En effet, pour pouvoir passer les limites de la région et pour éviter les barrages des forces de l’ordre, la pratique des transbordements a tout de suite fait son apparition. Les voyageurs clandestins marchent à pied au niveau des barrages des forces de l’ordre et prennent un autre véhicule jusqu’au prochain barrage sanitaire et ainsi de suite. Pour éviter de se faire identifier, les voyageurs clandestins n’hésitent pas à emprunter des déviations.

D’un autre côté, les transporteurs  profitent de ce transport clandestin pour augmenter le tarif des transports. Les tarifications applicables durant les périodes d’ouverture des régions ont quasiment été multipliées par quatre ou par cinq. Ainsi, en ce qui concerne la région Analamanga, pour un voyageur clandestin qui veut rejoindre les zones limitrophes comme le Vakinakaratra ou encore Moramanga et Ambatondrazaka, un voyageur doit dépenser entre 60.000 et 70.000 Ariary. Pour ceux qui veulent rejoindre Toamasina, il faut débourser entre 150.000 et 200.000 Ariary. En tout cas, ce sont tout simplement les objectifs de la fermeture qui ne sont pas atteints en raison de ces comportements. Le virus continue de passer d’une région à l’autre par le biais de ces individus qui passent clandestinement ces frontières mettant ainsi en danger leur propre personne mais aussi et surtout leurs compatriotes. Des sanctions sévères, comme des arrestations des contrevenants doivent ainsi être appliquées à tous ceux qui passent clandestinement les barrages destinés à endiguer la propagation du virus. L’arrestation ainsi que la mise en quarantaine de ces individus est une des mesures les plus efficaces à l’heure actuelle. Tous les regards se tournent désormais sur les éléments de la Gendarmerie, premiers responsables de la fermeture des frontières d’Analamanga. Si par malheur ces voyageurs clandestins arrivent à contourner ces barrages de la Gendarmerie, cette dernière pourrait être classée parmi les génocidaires de la population d’Analamanga dont le taux de décès ne cesse de s’accroître de jour en jour.

Ranaivo

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