La Gazette de la grande ile

Maltraitance des travailleurs : La ratification de la convention de l’OIT toujours en suspens

Publié le 30 avril 2021

La violence et la maltraitance dans les lieux de travail sont l’un des problèmes persistant pour les travailleurs malgaches. Plusieurs secteurs d’activités sont concernés et ce sont les femmes qui sont les principales victimes. Les sociétés oeuvrant dans le domaine du textile ont été depuis des décennies pointées du doigt pour non-respect des droits des employés. Les textes en vigueur y afférent, notamment le code du travail, n’assurent pas une protection suffisante des travailleurs.

Diverses organisations syndicales telles que la confédération des Syndicats des Travailleurs Malagasy Révolutionnaires (FISEMARE), la solidarité syndicale de Madagascar (SSM) et le Syndicalisme et Vie Sociétés (SVS)… ont déjà manifesté leur inquiétude par rapport à cette situation mais jusqu’à présent, aucune mesure concrète n’a été prise par l’Etat à travers le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Fonction Publique, et des Lois Sociales. Elles réclament maintenant que les autorités étatiques concernées procèdent à la ratification de la convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Celle-ci dans sa recommandation 206 reconnaît le droit à toute personne de travailler sans violence ni harcèlement. Sa ratification serait ainsi une bonne garantie du respect des droits humains en matière d’emploi.

Parmi les sociétés textiles qui minorent la législation locale, la compagnie malagasy de textile (Cmt), sise à Ambohimangakely et appartenant à un ressortissant mauricien, figure en premier sur la liste. Ses employés se plaignent des mauvais traitements leur causant des dommages d’ordre psychologique. Des plans d’actions permettant de lutter contre ce fléau sont ainsi attendus du ministère. Pour inciter les dirigeants, le Réseau des Journalistes Spécialisés en Emploi et Travail (RJSET) a effectué à Antsirabe le mois de décembre dernier une campagne de sensibilisation pour la ratification de la convention C190. Cette dernière prévoit également les champs d’application, les principes fondamentaux, la protection et la prévention, le contrôle de l’application et les moyens de recours et de réparation… en présence des cas de violence et d’harcèlement au travail. Pour la célébration de la journée mondiale du travail, aucun évènement marquant n’est prévu pour demain 1er mai dans la capitale en raison des mesures sanitaires.

Mampionona

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