La Gazette de la grande ile

Edito : Faux et usages de faux au sein du SMMC

Publié le 06 mai 2021

Pour la construction d’un logement social, la clôture de l’emplacement dudit bâtiment et le remblai de ce même emplacement qui se trouve à Betainomby Tamatave, Rinah Rakotomanga, Directrice de la communication de la présidence de Madagascaret le DG de la SMMC (Société de Manutention de Marchandise Conventionnel) ont utilisé la signature des responsables de deux sociétés afin de faire croire à un avis d’appel d’offre pour obtenir le marché. Le coût total du projet s’élève à 1 394 967 848,40 d‘ariary et 80% de cette somme, soit 1 145 914 278,72 d’ariary ont déjà été débloqués. Ces trois marchés ont été obtenus par une seule société, celle d’un proche de Rinah Rakotomanga.

Selon les informations que nous avons reçues d’une source proche de Rinah Rakotomanga, la SMMC n’a lancé aucun appel d’offre pour l’obtention de ces marchés. Deux sociétés figurent parmi les concurrents pour l’obtention desdits marchés, mais après enquête, les responsables de ces sociétés n’étaient même pas au courant de ces appels d’offres et leurs signatures ont été usurpés. Ainsi, la société qui a obtenu les trois marchés publics appartient à un proche du DG de la SMMC.

Selon l’alinéa 72 de la loi sur l’octroi de marchés publics, l’avance maximum accordée aux sociétés qui ont obtenu les marchés publics ne doivent pas dépasser 20% du coût total. Hors, ces 80% obtenus à l’avance par la société sont détaillés comme suit. La SMMC  a débloqué 33 684 224,64 d’ariary, soit 40% du coût total de la construction de la « maison témoin » s’élevant à 84 210 561 d’ariary. 152 057 331,79 d’ariary sur 304 723 898,64 d’ariary ont été débloqués sur la construction de la clôture des lieux. D’après la même source, aucun permis de construire n’a été délivré sur cet emplacement vu que c’est une zone industrielle.

Cette affaire a déjà été rapportée au niveau de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE). Le propriétaire y a été convoqué, mais n’a jamais répondu à l’appel. A sa place, c’est Rinah Rakotomanga qui s’est présentée au niveau de l’IGE le 11 février dernier. Le Pôle Anticorruption et le Bianco devraient prendre en charge cette affaire. Depuis ce 11 férvrier, Rinah Rakotomanga ne s’est plus pointée au niveau de l’IGE malgré sa promesse d’y revenir avec tous les documents légaux se rapportant à cette affaire. Selon la même source, elle serait déjà en train de préparer sa fuite vers l’étranger… affaire à suivre.

  1. B

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