La Gazette de la grande ile

Sénat : La Chambre Haute prend de l’altitude

Publié le 06 mai 2021

La rentrée parlementaire de cette année pour la première session ordinaire a été marquée par un discours inaugural à Anosikely et à Tsimbazaza par le recours à l’avancée technologique. Au sein des deux assemblées, un changement très net a été remarqué partout. Au niveau des élus, la détermination de prendre de l’altitude était visible même à l’œil nu…

Dès l’ouverture de la session à Anosikely, Razafimahefa Herimanana, président du Sénat, n’a pas perdu son temps aux subtilités du discours de circonstance. Il a, d’entrée de jeu quitté le ras des pâquerettes pour élever le niveau de son allocution et vanter tous les bienfaits de la culture du Fihavanana. Le Fihavanana, cette notion culturelle à laquelle le meilleur traducteur au monde n’a jamais pu donner que le sens approximatif dans une langue étrangère. Quoiqu’elle soit toutefois encensée par tous les utilisateurs en ayant pris connaissance. Le Chef de cette institution a tout de suite mis les points sur les «i» idioties et les bêtises des pairs et des autres acteurs politiques et des prétentieux qui se prennent pour tels. Il a fustigé longuement tous les faiseurs de troubles qui s’obstinent à longueur d’année à comploter pour rendre la vie difficile au régime en place.

Le N°1 du Sénat n’a pas été tendre du tout à l’endroit de ces agitateurs qui vont jusqu’à inciter la population à troubler l’ordre public avec les bruits des couvercles de marmites et les concerts des klaxons dans les rues de la ville. Dans un accent très paternel, Razafimahefa Herimanana a tenu à insister sur la nécessité de s’imprégner de l’esprit de solidarité, d’entente sociale et charité civique entre les habitants de cette île. Il a surtout encouragé le sens de la responsabilité de la population. En ce temps d’épreuve de la lutte contre cet ennemi invisible, le coronavirus, il a lancé au nom du Sénat, un vibrant appel en direction de tous les responsables étatiques sans exception (exécutif et parlement) d’être plus sensibles aux réels problèmes sociaux et économiques qui frappent les couches les plus défavorisées de nos compatriotes. Il attire ainsi l’attention des décideurs à consacrer un peu plus d’attention aux secteurs de la production agricole et de l’élevage, toujours terrorisés par une insécurité mal maîtrisée par les forces de l’ordre pour le moment harcelées par les retombées et les distractions relevant des obligations et des impacts d’ordre sanitaire. Bref, la détermination de ce Chef d’Institution rejoint ainsi les objectifs sociaux et agronomiques visés par les députés de Tsimbazaza révélés par le discours de Christine Razanamahasoa et les députés, malgré le handicap du présentiel contourné finalement par le système de la visioconférence.

Noël Razafilahy

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