La Gazette de la grande ile

Recrutement d’enseignants :  Silence au niveau du Mesupres

Publié le 28 mai 2021

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (Mesupres) ne fait aucun effort pour plaider en faveur du recrutement massif d’enseignants-chercheurs et de chercheurs-enseignants. Sur les 491 postes budgétaires demandés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, 100 seulement ont été octroyés pour le compte de l’année 2021.

Pourtant, les enseignants sont déjà en nombre insuffisant depuis longtemps. La situation est pire actuellement. Une quarantaine d’enseignants sont décédés la suite de la covid. Des milliers de vacataires attendent leur recrutement depuis une dizaine d’années. Les nouvelles universités doivent souvent se contenter de vacataires. L’encadrement laisse donc à désirer faute de professeurs ! De nouvelles universités sont mises en place mais il y a un manque criant d’enseignants. Donc la qualité de l’enseignement est en chute libre et le niveau des étudiants en baisse. Les enseignants chercheurs des universités font des heures complémentaires car ils assurent plusieurs matières pour cause de manque d’enseignants. Ceux qui ont le doctorat ou qui sont professeurs dans toutes les Universités de Madagascar pouvant ainsi encadrer les thèses de doctorat sont peu nombreux et ils encadrent beaucoup d’étudiants en Master.

Rien ne prouve que la ministre, Assoumacou Béatrice ait mené un plaidoyer efficace pour un recrutement massif. Elle reste d’ailleurs toujours silencieuse, face à ce grand problème, aux mouvements estudiantins et des membres du PAT (Personnel administratif et Technique) des universités. Elle n’avance aucune solution efficace et durable pour venir à bout de ces problèmes. La digitalisation n’apporte pas la solution souhaitée pour payer à temps les salaires et les bourses au niveau des universités. La grève des membres du PAT de l’Université de Fianarantsoa en est la preuve.

Nandrianina A

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