La Gazette de la grande ile

Quotidien des Malgaches : L’inflation est immaîtrisable

Publié le 10 juin 2021

Pendant que les projecteurs des médias et des observateurs socio-économiques se tournent vers la pandémie de covid-19 et les ripostes de l’Etat, les Malgaches se battent contre une augmentation quotidienne des prix des produits de première nécessité.

Malgré les promesses du président Andry Rajoelina sur la diminution du prix des produits essentiels aux Malgaches comme le riz, l’huile, l’œuf et tout ce qui est issu de l’agriculture et de l’élevage locale, force est de constater qu’actuellement, c’est le contraire qui se passe. Durant sa propagande, Andry Rajoelina avait promis de descendre le prix du litre d’huile ménagère à 2.500ar et le kilo du riz à 1.000ar. En ce moment, le prix du litre d’huile atteint les 9.000ar et le kilo du riz  4.000ar. Des prix qui augmentent tous les jours et qui varient selon la zone, car en périphérie de la capitale, le prix du litre d’huile peut atteindre les 10.000ar et le kilo du riz  5.000ar. Depuis le confinement de 2020, le prix de l’œuf a augmenté progressivement.  Le plus petit gabarit sur le marché qui pèse entre 50 et 60g coûte actuellement 550 ar contre 350 ar l’année dernière, soit une augmentation de 37%. Pourtant, aucun paramètre dans la production de l’œuf ne justifie ces augmentations. En effet, le prix des provendes et des poussins, ainsi que le vaccin n’ont pas changé d’après un responsable chez une entreprise d’agro-élevage.

Les commerçants font ce qu’ils veulent avec le prix des produits sur le marché. L’Etat n’arrive plus à maîtriser l’inflation qui impacte le quotidien de tous les Malgaches. Le salaire de tous les employés, mensuel, hebdomadaire ou journalier, qu’ils soient dans le secteur formel ou informel, n’arrive plus à entretenir les besoins essentiels. La majorité de la population a recours à des emprunts et à des crédits. Ces dettes s’accumulent et les plongent dans une situation délicate, les obligeant à emprunter ailleurs pour rembourser leurs premiers emprunts.

Cette augmentation du prix des produits alimentaires est d’ordre mondial, mais à Madagascar, les commerçants en profitent pour augmenter le prix de tous les autres produits qui ne sont pas directement impactés. Avec la crise sanitaire et la crise socio-économique qui s’ensuivent, le Malgache a du mal à se redresser.

  1. B

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