La Gazette de la grande ile

DG de l’ACM : En MOP chez Joël Randriamandranto

Publié le 16 juin 2021

Le Directeur général (DG) de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) est actuellement en Main d’œuvre Pénale (MOP), chez le ministre du transport, Joël Randriamandranto.

Pour rappel des faits, Tovo Ramaholimihaso Rabemanantsoa, DG de l’ACM, a été mis sous mandat de dépôt à Antanimora le 28 mai dernier suite à l’affaire des 73.5 kilos d’or  interceptés en Afrique du Sud. Censé passer ses journées à Antanimora, ce dernier a été sauvé, selon une source digne de foi qui veut garder l’anonymat par Joël Randriamandranto, le ministre du transport et de la météorologie sous prétexte de Main d’œuvre Pénale. Il y a environ une semaine, il a quitté la prison pour se la couler douce auprès du premier responsable du ministère du transport et de la météorologie. Notons cependant que seuls les prisonniers condamnés peuvent bénéficier d’une MOP et encore ils doivent répondre à plusieurs critères de validation. Hors, ce DG de l’ACM est encore un prévenu sous mandat de dépôt. Il n’a pas encore été condamné et donc ne devrait pas bénéficier d’une Main d’œuvre Pénale. Pourtant, Joël Randriamandranto, apparemment plus fort que la justice, a réussi à outrepasser toutes les étapes et la loi en faisant sortir le  DG de l’ACM d’Antanimora. Actuellement, qui sait ce que ce DG hors-la-loi fait en dehors de la prison. Sans aucune surveillance, il peut faire aller où il veut.

Ce que Joël Randriamandranto a fait pour faire sortir le DG de l’ACM de la prison d’Antanimora est l’image même de la justice malgache. Des privilégiés qui connaissent des personnes haut placées font la loi. Plusieurs condamnés bénéficiant d’un Main d’œuvre Pénale travaillent comme gardiens de sécurité, jardiniers ou déboucheurs de toilettes, mais Tovo Ramaholimihaso Rabemanantsoa qui n’aurait même pas dû bénéficier de cete Main d’œuvre Pénale circule librement en dehors de la prison en dénigrant la justice.

Rappelons que Joël Randriamandranto est le premier responsable de l’arrivée de la pandémie de Covid-19 à Madagascar en mars 2020. En faisant exprès de retarder la fermeture des frontières au bénéfice de ses amis français, il a condamné le pays. Véritable fléau pour Madagascar, Joël Randriamandranto laisse entrer un virus mortel dans le pays et aide un criminel suspecté dans une affaire internationale  à sortir de prison. En tant que DG de l’Aviation Civile de Madagascar, Tovo Ramaholimihaso Rabemanantsoa est le premier responsable du transport par aéronef des 73.5 kilos d’or vers l’Afrique du Sud en décembre. Epargné lors de la première vague d’arrestations dans cette affaire, il s’est à l’avance forgé un alibi en béton en allant en vacance à Ifaty Tuléar. Pourtant, le Pôle Anti-Corruption a fini par le convoquer le 27 mai dernier, ce qui l’a conduit au mandat de dépôt à Antanimora. Un ministre des transports qui aide un DG de l’aviation civile et premier responsable du transport par voie aérienne, accusé dans l’exercice de sa fonction, d’un grave délit…c’est un lien inébranlable qui se tisse entre Joël Randriamandranto et Tovo Ramaholimihaso Rabemanantsoa.

  1. B

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