La Gazette de la grande ile

Banque française : Scandales de la Société Générale (8ème partie)

Publié le 17 juin 2021

Pour assurer sa reconquête néocoloniale du continent noir, la France manipule et corrompt volontiers des personnalités de la sphère politique, du monde des affaires, de la société civile et des médias africains. Ces marionnettes font office de correspondants. Parallèlement, la France emploie des informateurs à plein temps (appelés aussi agents traitants) dans ses ambassades et consulats en Afrique. Tout ce beau monde sert les intérêts de l’Etat français et des multinationales du CAC 40. Parmi celles-ci, il faut citer la Société Générale. Le présent article est le huitième d’une longue série de chapitres consacrés à cette banque française qui, au-delà de sa façade bourgeoise, accumule les scandales et les condamnations.

Jérôme Kerviel est un trader salarié de la Société Générale. Suite aux positions spéculatives à haut risque prises par Jérôme Kerviel sur les marchés financiers, la Société Générale perd 4,9 milliards d’euros en 2008. La banque porte plainte contre son salarié et le licencie. Après une longue bataille juridique pleine de rebondissements, la justice française conclut à un partage de responsabilités entre la Société Générale et Jérôme Kerviel. Ce dernier est condamné à payer un milliond’euros à titre de dommages-intérêts à la Société Générale. Finalement, la grande perdante de ce scandale est la Société Générale. D’une part, la condamnation de Jérôme Kerviel à payer un million d’euros est dérisoire en comparaison à la perte de 4,9 milliards d’euros subie par la banque sur les marchés financiers. D’autre part, la justice a retenu un partage de responsabilités qui n’honore pas la banque. D’autre part, la réputation de la Société Générale a été fortement entachée par ce scandale qui a mis en évidence de graves dysfonctionnements internes. Le classement des banques européennes en 2020, selon les actifs possédés, montre que la Société Générale n’arrive qu’en cinquième position, derrière HSBC Holdings, BNP Paribas, Crédit Agricole et Banco Santander. En 2020, le produit net bancaire et le résultat net de la Société Générale ont connu une forte chute. Il faut donc s’attendre à une restructuration qui conduira fatalement à des licenciements massifs.

PN

 

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