La Gazette de la grande ile

Régulation du marché : Tant de secteurs informels à contrôler et à légaliser !

Publié le 16 juillet 2021

L’effectif des individus qui se ruent dans les activités informelles pour subvenir à leurs besoins quotidiens ne cesse d’augmenter de jour en jour. Vente de drogues, ouverture de bars sans l’autorisation de l’Administration, vente de médicaments dans des endroits autres que les pharmacies ou les centres de soins appropriés, trafics et exportations illicites des ressources naturelles, usages d’armes à feu par de simples particuliers, et la liste risque encore d’être longue si l’on songe à citer toutes les autres activités du même genre.

Alors que l’un des programmes du gouvernement actuel qui, d’ailleurs consacré dans le Plan d’Initiative pour l’Emergence de Madagascar, prévoit comme objectif stratégique n° 6 de « Promouvoir le travail pour tous et renforcer le capital humain ». D’après cet article : « L’IEM met l’accent sur l’intégration professionnelle des jeunes, avec la création des Zones Economiques Spéciales […] qui vont créer des emplois pour les jeunes diplômés et le secteur informel. » Si l’on fait le décompte, cela fait deux ans et quelques que cette Politique Générale fut adoptée, et deux ans que les travaux y afférents ont donc été mis en œuvre. Toutefois, plus le temps passe, plus nous constatons que les secteurs informels gagnent du terrain, notamment dans les quartiers chauds. Et vu leur multiplicité, il est devenu difficile, voire impossible pour les responsables de tous les contrôler et les sanctionner. Justement, qui d’entre nous ne connaît par exemple pas, qu’aux alentours du quartier d’Ambohipo, nous pouvons nous procurer facilement des médicaments sans qu’il soit nécessaire de montrer une ordonnance délivrée par un médecin. Qui ne connaît pas qu’une grande quantité de nos ressources, à l’instar des 73kg d’or, est exportée dans les pays étrangers mais jusqu’à présent, rares sont les cas où ces ressources nous sont restituées. Nous nous contentons juste d’annoncer le cas dans les actualités sans pour autant y accorder une suite ainsi qu’une solution favorable pour le pays. Et il en va de même pour les vendeurs de drogues qui se répandent dans presque tout le pays, alors que nous savons très bien que cette activité est encore considérée comme illégale.

Tous ces secteurs informels méritent un contrôle strict, car ils risquent de porter préjudice à l’économie nationale, et constituent également une entrave pour le développement durable. Le cas échéant, il faudrait tout au moins encadrer juridiquement la règlementation de certains d’entre eux si leur suppression paraît inévitable vu les circonstances !

HHariantsa R.

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