La Gazette de la grande ile

Relance économique : Impossible sans compétence

Publié le 18 juillet 2021

La relance économique est d’actualité à l’échelle internationale avec la crise sanitaire qui a fortement affecté plus d’un pays dans le monde, plus particulièrement les pays africains dont la vulnérabilité n’est plus à prouver surtout pour le cas de Madagascar. La Grande Ile qui a tendance à reculer a besoin d’une réforme ambitieuse voire d’un miracle. Il faut dire que sans compétence et expérience à la clé, cela relève de l’impossible. Pour soutenir leurs programmes de relance, les Chefs d’Etat et Chefs de Gouvernement africains qui ont assisté à la 20ème reconstitution de l’Association Internationale de Développement (IDA) qui s’est tenue à Abidjan, Côte d’Ivoire pensent qu’il est primordial d’accélérer la relance économique afin de surmonter les chocs de la pandémie de Covid-19. Pour ce faire, les dirigeants africains ont réclamé à ce qu’on augmente les fonds de l’IDA20 à 100 milliards de dollars contre les 92 milliards prévus. Le Président de la République malgache, Andry Rajoelina avec son werawera a laissé entendre avec ses publications sur les réseaux sociaux que c’est lui qui a personnellement milité pour cela. Quoi qu’il en soit, c’est à la Banque Mondiale de trancher sur le sujet.

Quand on parle de relance économique, il est question de promouvoir la résilience pour un développement inclusif, la création d’emplois… Seulement, cela paraît bien trop ambitieux pour les dirigeants malgaches qui ne s’illustrent que par leur incompétence. La preuve est qu’à Madagascar l’emploi se fait de plus en plus rare, que la majorité de la population se planque derrière le secteur informel pour tenter de survivre. La croissance du secteur informel n’est pourtant pas bon pour l’économie de Madagascar car cela n’apporte rien à l’Etat. Le Président, Andry Rajoelina a spécifié qu’il a milité pour que les fonds de l’IDA prévus à hauteur de 92 milliards de dollars atteignent au moins les 100 milliards de dollars. L’on a rapporté que cette année, Madagascar a enregistré un record d’engagement d’1,1 milliard de dollars grâce à l’IDA. Le problème de Madagascar est que ses dirigeants n’ont ni la vision ni les compétences requises pour aller vers le développement tant prôné depuis longtemps. Autrement dit, peu importe les fonds octroyés à Madagascar, si la vision et la compétence ne sont pas au rendez-vous, cela s’avère n’être que des dettes de plus à surmonter.

A vrai dire, ce ne sont pas les aides qui manquent pour le cas de Madagascar, mais les impacts des aides reçues sont invisibles dans la vie des Malgaches. Les dirigeants misent même sur les appuis extérieurs pour l’émergence alors que le président de la république en place a précisé auparavant que Madagascar ne peut rien espérer s’il continue de compter sur les aides étrangères. Le président ne s’en tient même pas à ses dires car c’est plutôt le contraire qui se passe à l’heure actuelle. Il a même insinué que c’est lui qui a milité personnellement pour augmenter les fonds.

Jean Riana

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