La Gazette de la grande ile

HCJ – BIANCO – SAMIFIN : Trois institutions à dissoudre !

Publié le 23 juillet 2021

La lutte contre la corruption n’est plus qu’illusion à Madagascar. On ne trouve plus les véritables utilités des institutions comme la Haute Cour de Justice (HCJ), le Bianco (Bureau indépendant anti- corruption) et du SAMIFIN (Service de renseignement financier). Ces institutions sont très budgétivores mais n’apportent aucun résultat probant. Suivant la loi de finance initiale de cette année 2021, la prévision des dépenses prévues pour le BIANCO est de 8.728.810 Ariary, si elle est de l’ordre de 1.944.711 Ariary pour le Samifin.

En ce qui concerne la HCJ, haute juridiction ayant pour mission principale la poursuite des hauts politiciens malgaches, depuis sa création en 2018 jusqu’à ce jour, la HCJ n’a prononcé ne serait-ce une seule condamnation. La HCJ n’a pas réussi à juger le moindre dossier. Pire, cette inertie totale de la HCJ est devenue le reflet d’une véritable forme de corruption de haut niveau au service des hauts politiciens malgaches. Les députés en charge d’étudier les dossiers de poursuite se rendent complices de ces corruptions de haut niveau en usant de diverses manœuvres dilatoires pour retarder autant que possible les décisions d’ouverture d’enquête des politiciens poursuivis. La confusion entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif est également pointée du doigt en imposant l’intervention des députés dans la procédure de poursuite des hauts politiciens.

D’après les informations non-officielles, les juges qui siègent au niveau de la HCJ sont rémunérés à pas moins de trois millions d’Ariary. Pourtant, ces juges ne font quasiment rien depuis la création de cette haute juridiction, engendrant un véritable gaspillage au préjudice des contribuables.

La HCJ n’est certainement pas la seule institution qui doit être dissoute faute de résultat. Le Bianco et le Samifin sont également dans la liste. Ces derniers se limitent à des discours interminables mais avec très peu de résultat. Des hautes personnalités, en particulier des gros dossiers brûlants sont presques tous évités par ces institutions qui se limitent aux petits larcins.

Et à chaque fois, ce sont presque toujours les journalistes rapportant ces cas de corruptions qui sont lynchés devant les tribunaux. Presque tous les responsables s’énervent des défaillances et des dysfonctionnements au niveau de ces services de lutte contre la corruption.

Les dires du Premier ministre, chef du gouvernement Ntsay Christian faisant de la lutte contre la corruption une priorité ne sont qu’affabulations dénuées de résultats. Aucun changement palpable n’est constaté dans la lutte contre la corruption dans la Grande Ile et la priorisation de la lutte contre ce fléau tel qu’inscrit dans la PGE (Politique générale de l’Etat) n’est tout simplement pas respecté.

Ranaivo

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