La Gazette de la grande ile

IMAGES DANS LES MOTS : Tout va bien ?

Publié le 27 juillet 2021

D’un côté, les dirigeants essaient de démontrer qu’ils font leur boulot avec les différentes réalisations d’infrastructures. D’un autre côté, les opposants ne cessent de critiquer les méfaits de divers dirigeants, voire même accuser certains de quelques délits. Ce sont deux phénomènes divergents qui déstabilisent la vie du pays. On a pensé que les élections sont les solutions pour le pays, que le fait d’avoir des dirigeants élus, peut amener à la stabilité, mais jusqu’à maintenant, les Malgaches sont toujours en situation précaire.

On ne peut pas ignorer les efforts des dirigeants dans la réalisation de diverses infrastructures comme les terrains, les CSB et les écoles « manara-penitra ». Les inaugurations sont grandioses et les gens tout contents, dansent et chantent « Merci Président ». Ce sont des signes de reconnaissance.

De leur côté, les opposants, éternels pessimistes, fustigent que tout cela n’est que superficiel, donc n’apporte aucune solution, et ne constitue rien que du « bling-bling ». La gestion de la fonction publique ne va plus dans le bon sens à cause de l’incompétence. La corruption, l’insécurité, les différentes infractions à la loi, le détournement des deniers publics, prennent de plus en plus d’ampleur. On s’éloigne de plus en plus de l’Etat de Droit et de la bonne gouvernance, on  a du mal à atteindre le développement. Les manifestations contre les défaillances de différents dirigeants sont toujours avortées quelle que soit la situation. L’opposition politique est due à une opposition sociale non résolue par les élections. On espérait que la mise en place de certaines organisations morales comme la CFM, le HCDDED ou la CNIDH, changerait les choses, mais vainement. La division entre les Malgaches persiste. Le pays s’appauvrit encore et encore. Tout le monde roule pour ses avantages personnels sans penser à une contribution au développement du pays.

Le secteur minier, le secteur foncier et les autres secteurs économiques sont dominés par les « plus forts ». Les paysans, quant à eux, se lamentent à cause de ce que ces « plus forts » leur infligent.

Le manque de transparence dans la gestion de l’état d’urgence sanitaire constitue aussi un problème. La gestion des aides suscite toujours des débats. Les histoires d’argent au niveau de la Cnaps et de la Jirama sont floues. Le kere exige des actes concrets. La migration provoque des insécurités et autres dégâts. Il y a aussi ces fonctionnaires ou autres ECD qui ne reçoivent pas comme il se doit leurs salaires ou leurs indemnités.

On ne peut pas dire : « tout va bien » quand tout va de travers malgré les réalisations. L’Etat est un serviteur du peuple et il doit veiller à assumer son rôle. Le peuple doit gagner des diverses actions de l’Etat.

Riri

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