La Gazette de la grande ile

les images dans les mots : Insécurité dans les quartiers !

Publié le 28 juillet 2021

L’insécurité persiste dans la ville d’Antananarivo en général. Presque tous les quartiers connaissent différentes formes d’attaques de ces malfaiteurs, ces derniers ayant chacun leur raison de commettre ces actes. Mais nous ne pouvons pas nous comprendre entre nous. D’ailleurs, on ne peut plus le faire, puisque chacun vit sa vie à sa manière sans se soucier des autres, quitte à les voler ou même les tuer. Parfois, les gens prennent leurs propres dispositions pour se protéger. Il y en a qui ont recours au port d’une arme, une option qui requiert une longue procédure, parce qu’on ne peut pas en porter sans autorisation et on peut ainsi être puni pour cela. Mais que faire ? Les pickpockets dans les rues de la ville font pleurer leurs victimes. Armes blanches en mains, ils déchirent les sacs des passants et ceux-ci ne s’en aperçoivent que bien plus tard.

Un employé d’une société à Ankorondrano s’en est plaint après avoir été délesté de son portefeuille à travers son sac déchiré par les malfrats dans le bus. Ceci est un cas de plus, mais quand on parle de ce qui se passe dans les ruelles de divers quartiers, c’est encore pire. Ces ruelles qui ne sont pas éclairées, abritent en général différentes sortes de malfaiteurs. Des bandits armés de poignards attaquent les gens qui rentrent tard de leurs occupations journalières. Ils observent les mouvements qui s’opèrent au quotidien et c’est de cette manière qu’ils déterminent l’heure à laquelle ils entrent en action. On se souvient du malheureux incident qui a eu lieu le 23 octobre 2005 dans une ruelle d’Andravoahangy où le caricaturiste de la Gazette a été poignardé et dévalisé. De nos jours, ils n’hésitent plus à tuer. Les cambriolages reprennent également dans divers quartiers. Armés d’armes blanches ou même de fusils, ces malfaiteurs font tout pour pénétrer dans les maisons. On commence à ne plus dormir la nuit, parce que même le bruit d’un chat qui saute sur le toit fait trembler. Les aboiements incessants des chiens font penser au pire.

Le gouvernement entreprend peut-être des efforts à ce sujet, car on voit beaucoup d’agents éparpillés dans la ville, mais l’insécurité est flagrante et prend de l’ampleur. Bien évidemment, il n’y a pas beaucoup de probabilité qu’on arrive à tout éradiquer, mais au moins on peut faire baisser le taux de criminalité. Il faudrait envoyer des patrouilles armées jusque dans les petites ruelles des quartiers et bien évidemment, éclairer ces ruelles. Ce sont des dispositions qui peuvent être prises par les fokontany.

Riri

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