La Gazette de la grande ile

Orange Madagascar : Le futur DG pervers sexuel

Publié le 29 juillet 2021

Accusé dans une procédure pénale, le nommé Frédéric Debord est attendu prochainement à Madagascar pour occuper le poste de Directeur Général d’Orange Madagascar. Ce successeur de Michel Degland à Antananarivo a quitté discrètement le Cameroun le 14 juillet dernier. Selon la presse locale Frédéric Debord a été assigné en Justice, (…). Cet ancien DG d’Orange Cameroun « est aussi englué dans des affaires de mœurs, notamment des faits de harcèlement sexuel, passés sous silence ces dernières années. Appelé à comparaître le 28 juin dernier devant le tribunal, il ne s’est pas présenté ».

Les pratiques humiliantes abusives au détriment du personnel féminin, tout le monde en parle à Madagascar. Mais les victimes n’osent pas dénoncer ou même témoigner. La peur du qu’en dira-t-on et la crainte des mesures de représailles sont souvent dissuasives. En tant qu’employée, la personne concernée est mal placée vis-à-vis de celui qui a abusé d’elle. Les cas avérés sont tombés dans l’oubli. Les doléances et plaintes adressées à des autorités compétentes sont restées lettres mortes. Se souvenir de la relation de pouvoir de cette collaboratrice de la Banque BGFI Madagascar qui s’est terminée par la perte de son emploi.

Comme pour couvrir ce cadre aux agissements douteux, Orange publie un communiqué dénonçant une campagne de «dénigrement orchestrée à travers divers médias par des ex-employés qui sont licenciés pour des fautes éthiques et professionnelles ». Orange Cameroun réfute «la fuite» et ajoute que le départ définitif du suspect «n’est pas encore à l’ordre du jour» tout en se réfugiant derrière l’évocation du mirage d’un «dispositif sécurisé de prévention, de dénonciation et de gestion de toutes formes d’abus » C’est à partir de pareilles pratiques visiblement complices que Frédéric Debord, un délinquant est appelé à exercer des hautes fonctions chez Orange Madagascar. La méfiance est de rigueur. Son caractère n’a rien de rassurant. La récidive est à craindre dans un milieu comme le monde de l’Emploi à Madagascar si loin des organisations internationales crédibles et efficaces chargées de la protection des femmes contre les abus sexuels. Nous tirons la sonnette d’alarme afin que les autorités habilitées pour le permis de séjour et d’emploi de notre pays se préparent au pire.

Noël Razafilahy

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