La Gazette de la grande ile

Tentative d’assassinat : L’Etat a peur des vrais coupables

Publié le 05 août 2021

Suite à l’affaire de tentative de coup d’Etat par assassinat du président de la république, AndryRajoelina, déjoué de justesse par les forces de l’ordre, quelques-uns des principaux suspects ont comparu devant le juge hier.

Paul Rafanoharana, premier arrêté parmi les suspects et source principal des informations obtenues par les forces de l’ordre, est mis sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy. Avec lui, le Colonel Philippe Marc François et un ancien employé de la banque centrale. La femme de Paul Rafanoharana et une autre femme ont été envoyées à Manjakandriana à la prison pour femmes. Sareraka est mis sous contrôle judiciaire et le général  Victor Ramahatra, ancien premier ministre et soupçonné parmi les cerveaux dans cette affaire a été envoyé à la prison d’Imerintsiatosika avec le commandant du G6 et le général Ferdinand Razakarimanana. Cependant, les présumés cerveaux dans cette affaire courent toujours.

 A part le général Victor Ramahatra, deux autres présumés cerveaux dans cette affaire de tentative de coup d’Etat sont toujours en liberté. L’un d’eux, le curé Odon Razanakolona qui a eu un traitement de faveur depuis son audition, semble être intouchable. Il n’a même pas fait l’objet d’une convocation, alors que son nom figure parmi les suspects principaux dans cette affaire. Selon notre source, Odon Razanakolona aurait donné l’ordre à Paul Rafanoharana de « ne pas tuer Andry Rajoelina, mais de juste le kidnapper ». Un ordre clair, visant à destituer le président de la république en le forçant à signer sa démission.

D’un autre côté, un haut placé de l’Ambassade de France, un certain FJ, serait également commanditaire dans cette affaire. Ce dernier n’a même pas été effleuré dans l’enquête. Pourtant, notre source digne de foi affirme que son nom est cité maintes et maintes fois par les suspects comme étant l’un des « big boss » dans cette affaire. Force est donc de reconnaître que malgré les vacarmes médiatiques concernant cette affaire de coup d’Etat déjoué, l’Etat se retient dans sa prise de décision et épargne les cerveaux par crainte.

  1. B

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