La Gazette de la grande ile

Décoration de Richard Ravalomanana : Ses actes d’intimidation récompensés

Publié le 13 août 2021

Le général Richard Ravalomanana, Secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie (SEG) a été élevé au grade de Grand-croix de deuxième classe de l’ordre national. Une cérémonie à cet effet s’est tenue hier à Ivato. Depuis sa nomination à la tête de ce ministère en 2019, le SEG, connu sous l’appellation de « général Baomba », est connu pour ses actes d’intimidations à l’encontre de ceux qu’il n’apprécie pas, mais surtout aux éléments issus de ce corps. Il ose même déclarer la guerre à la presse. C’est notamment le cas du staff de la Gazette de la Grande Ile, lequel fait actuellement l’objet d’une plainte de sa part. Au cours de ces deux ans, ce numéro un de la gendarmerie a toujours été fier d’exposer aux médias les sanctions données à l’encontre des gendarmes qu’il juge fautifs dans l’accomplissement de leur fonction. Le mois dernier, il a affirmé la dégradation de 51 sous-officiers.

Certes, une telle mesure disciplinaire est nécessaire afin de lutter contre le corporatisme et donner une meilleure image à la gendarmerie nationale, mais l’agissement du SEG tendait à dépasser les limites. Ce qui a parfois créé une grogne dans les rangs. Cette situation a été souvent déplorée par des éléments de la gendarmerie, lesquels n’ont pu se montrer, sûrement par peur d’être démis de leur fonction. Les autorisations de poursuite sont délivrées à la moindre erreur des gendarmes. Lors de la séance de questions-réponses du 1er juilllet dernier entre les députés et les membres du gouvernement au centre de conférence international (CCI) Ivato, le SEG a révélé la délivrance de 191 autorisations de poursuite à l’encontre des gendarmes depuis 2019. Comme au niveau de la police nationale ou encore de l’armée malagasy, les indisciplinés font toujours exception, leur poursuite devait être bien fondée. Une condition « sine qua non » qui n’a pas été en quelque sorte observée par l’équipe de Richard Ravalomanana vu le nombre excessif des autorisations accordées.

On a déjà rapporté dans nos colonnes que le « général Baomba » figure parmi les ministres intouchables malgré le parfum de remaniement, en ce sens qu’il est le garant de la réélection du président Andry Rajoelina  pour les prochaines présidentielles prévues en 2023.

La Gazette

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