La Gazette de la grande ile

Tinoka Roberto : son incompétence fait peur

Publié le 20 août 2021

Face à la nomination de Tinoka Roberto en tant que ministre des transports et de la météorologie, les acteurs des secteurs concernés craignent que l’incompétence incontestable de ce nouveau ministre n’apporte davantage de dégâts au secteur déjà en déclin. En effet, Tinoka Roberto est réputé pour être le membre de l’équipe d’Andry Rajoelina maintenu pour sa capacité à rameuter de la foule, notamment dans le Sud de l’île, et non pas pour sa compétence. Tristement célèbre pour avoir utilisé des faux diplômes de l’UPRIM (Université Privée de Madagascar), Tinoka Roberto est tout simplement l’image même du haut dirigeant de l’Etat issu du népotisme et du copinage.

Face à cette erreur monumentale d’Andry Rajoelina d’avoir placé Tinoka Roberto à la tête du ministère des transports, les employés d’Air Madagascar et de l’Aviation Civile réagissent. Rappelons que la compagnie aérienne nationale malgache est en train de couler. Tous les moyens ont été essayés afin de maintenir le cap, mais force est de reconnaître qu’au sein d’Air Madagascar, rien ne va plus. L’Etat est sur le point de la fusionner avec Tsaradia, sa filiale domestique toujours opérationnelle. Des milliers de postes sont menacés dans les deux compagnies et plusieurs pilotes, notamment les jeunes, risquent d’être mis au chômage. Madagascar est en train de perdre sa souveraineté avec la perte de sa compagnie aérienne et pour la sauver, on a mis un incapable à la tête du ministère. Ce que les acteurs du transport aérien et maritime craignent le plus, c’est le fait que Tinoka Roberto ne possède pas les compétences nécessaires pour mener des discussions et des négociations avec les partenaires et autres bailleurs de fonds afin de redresser le secteur.

Dans un climat tendu où l’un des piliers de l’économie de Madagascar qui fait partie des témoignages de la souveraineté nationale est en train de sombrer, le président de la République a mis un condamné de faux et usage de faux à la tête d’un ministère censé redresser le secteur.

  1. B

Lire aussi