La Gazette de la grande ile

Spécial Guinée – Coup d’État a Conakry : Putsch militaire pour des raisons économiques

Publié le 07 septembre 2021

Beaucoup d’africains se réjouissent du coup d’État en Guinée Conakry, et pensent que c’est à cause du 3eme mandat du Président Alpha Condé , jugé comme 1 coup d’État anti constitutionnel. Arrêtons d’être émotifs.

Ayons l’habitude d’aller au fond des choses.

Que faisait l’ancien président français  Nicolas Sarkozy à Conakry le Vendredi 6 Août 2021 ??

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a débarqué à Conakry ce vendredi 6 Août à bord d’1 vol privé et tout seul et a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport de Conakry non pas par le Président Alpha Condé , mais par le Ministre d’État, Ministre chargé des Affaires Présidentielles , Ministre de la Défense, le Dr Mohamed Diané .

L’ancien Président Nicolas Sarkozy est resté 3 heures de temps durant à Conakry, et a été reçu par le Président Alpha Condé en présence de l’Ambassadeur de France à Conakry lors d’1 déjeuner.

Il y’a une personne importante dans cette histoire des voyages de Sarkozy en Guinée : c’est le milliardaire diamantaire juif franco – israélien BENY STEINMETZ, ami du Président Sarkozy. Retenez bien ce nom.

Notez bien que l’ancien président français n’a jamais mis les pieds en Guinée Conakry , durant tout le temps qu’il était à la tête de la France, même pas en escale d’une heure.

Diantre! Pourquoi donc Nicolas Sarkozy s’est rendu trois fois à Conakry entre Février et Mai 2019 ???  Oui parce que le Président Alpha  Condé et l’Etat guinéen avaient un grand contentieux avec l’homme d’affaires franco israélien juif, Beny Steinmetz à propos de la concession minière de Simandou, , attribuée  pour des miettes par l’ancien Président Lansana Conté à ce dernier, un gisement très riche en fer.

 Le Président Alpha Condé a toujours refusé de trouver un arrangement à l’amiable avec Mr Beny Steinmetz, malgré la pression de la France et de Nicolas Sarkozy. Et ,Mr Beny Steinmetz est sur le point de perdre un tres gros contrat , du fait du patriotisme économique du Président Condé qui a annulé ce contrat très défavorable à la Guinée .

Notons que la Justice Suisse vient de condamner en première instance, le milliardaire diamantaire juif franco – israélien Beny Steinmetz à cinq ans de prison ferme pour corruption d’agents publics guinéens sous l’ère du Président de Feu Lansana Conté.

Arrêtez de voir une histoire de troisième mandat dans ce coup d’État a Conakry.

C’est la France qui est derrière ce putsch militaire en complicité avec le lobbyste Nicolas Sarkozy pour des raisons économiques et non politiques.

Andry Rajoelina est averti

Grosse révélation hier sur la presse étrangère après ce coup d’Etat militaire à Conakry en Guinée de dimanche.

Cette révélation met en relief le rôle très actif de l’ancien Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, un grand ami du Président de la République de Madagascar, Andry Nirina Rajoelina dans le dossier guinéen. Et après avoir pris connaissance des informations accablantes dans ce dossier guinéen, tout reste inquiétant. Notamment, sur l’entêtement d’Andry Rajoelina de ne pas accepter les projets Ravinala, Sahofika et Volobe. Selon une source qui veut garder l’anonymat, il semble que l’ancien Président de la République Française, Nicolas Sarkozy aurait averti Andry Rajoelina. Un Nicolas Sarkozy qui par ailleurs est aussi, le conseillé d’Hassanein Hiridjee, PDG du groupe Axian, présent dans les secteurs des télécoms, de l’énergie, de l’immobilier et des services financiers.

Il est à signaler que d’après toujours notre source, la semaine dernière, Nicolas Sarkozy est venu au pavillon Dauphine Paris à l’invitation d’Andry Rajoelina.

De l’avis de notre source, avec ce qui vient de se passer en Guinée,  Andry Rajoelina va se coucher s’il ne veut pas subir le même sort. Donc, il va autoriser les projets Ravinala, Volobe et Sahofika à démarrer.

La Gazette

Guinée : tout sur l’affaire Beny Steinmetz

C’est un procès hors norme qui s’ouvre ce lundi 11 janvier à Genève. Celui du magnat franco-israélien Beny Steinmetz, sexagénaire au regard bleu acier né en Israël en 1956. Depuis sept ans, son affaire occupe les policiers des États-Unis à la Guinée, en passant par Israël. Même le FBI et la CIA ont été mobilisés. Aujourd’hui, le Ministère public suisse l’accuse d’avoir fait verser, via des comptes suisses, d’importants pots-de-vin en échange de droits miniers, notamment sur le plus grand gisement inexploité de fer au monde, Simandou, situé dans le sud de la Guinée. L’audience, qui se tient devant le tribunal correctionnel de Genève, doit durer une semaine, mais le verdict ne sera rendu que dans deux semaines.

« L’affaire du siècle »

Tout remonte à la fin des années 2000, lorsque le gouvernement guinéen de l’ancien président Lansana Conté avait déchu, peu avant sa mort en 2008, le groupe anglo-australien Rio Tinto de l’exploitation de l’un des plus importants gisements de fer au monde, à Simandou en Guinée, au profit de la société Beny Steinmetz Group Resources (BSGR). Jusque là, tout allait bien pour ce fils de tailleur de diamants, dont le père, installé vingt ans plus tôt en Palestine, fut l’un des pionniers de l’industrie des gemmes. Héritier de l’entreprise, Beny Steinmetz a fait fructifier l’affaire dans les ressources naturelles et l’immobilier. Sauf qu’en 2010, à la suite de son élection, le nouveau président Alpha Condé a lancé une remise à plat de tous les permis d’exploitation minière accordés par son prédécesseur Lansana Conté (1984-2008), annulant notamment les droits de BSGR en 2014, après une enquête approfondie menée par des proches du milliardaire, George Soros.

Après des années d’enquête, le parquet genevois soupçonne qu’un « pacte de corruption » aurait alors été passé entre Beny Steinmetz, et ses représentants en Guinée, et Lansana Conté ainsi que sa quatrième épouse, Mamadie Touré. Les pots-de-vin présumés s’élèveraient à environ dix millions de dollars (8,2 millions d’euros).

Nicolas Sarkozy en médiateur

Mais cette affaire aurait pu ne jamais être jugée. Car un accord amiable a bien été trouvé, notamment grâce à une visite de Nicolas Sarkozy à Conakry. L’ancien chef d’État français, redevenu avocat, a fait office de « facilitateur » entre Beny Steinmetz et le président guinéen Alpha Condé, raconte Jeune Afrique. Et après des années de bataille, Beny Steinmetz et la nouvelle présidence guinéenne étaient parvenus début 2019 à un accord convenant que BSGR renonce aux droits sur Simandou en échange d’un abandon des poursuites pour corruption. Cet arrangement n’a toutefois pas mis fin aux poursuites engagées par le parquet genevois.

À 64 ans, l’homme d’affaires et diamantaire conteste entièrement les conclusions du parquet genevois qui l’accuse de « corruption d’agents publics étrangers et de faux dans les titres ». « Nous plaiderons [son] innocence », a assuré son avocat, Marc Bonnant, à l’AFP. En 2013, Beny Steinmetz avait affirmé, dans une interview à un journal français, avoir investi 170 millions de dollars dans cette mine, avant d’en revendre 51 % en 2010 au groupe brésilien de matières premières Vale pour 2,5 milliards de dollars, soit presque 30 fois plus cher. Une transaction qualifiée par certains médias de « casse du siècle ».

Beny Steinmetz est jugé aux côtés de deux autres prévenus, dont le Français Frédéric Cilins, collaborateur externe de BSGR, qui a été condamné à de la prison ferme aux États-Unis en 2014 dans ce dossier, et la directrice du groupe BSGR de l’époque. « Cette affaire est une triste illustration de la problématique de la malédiction des ressources naturelles : soit le fait qu’un pays aussi riche en matières premières que la République de Guinée reste prisonnier d’une pauvreté extrême et paradoxale », a expliqué Géraldine Viret, porte-parole de l’ONG suisse Public Eye. Par ailleurs, a-t-elle dit, « l’affaire Steinmetz illustre les ravages de l’opacité lorsque des groupes s’en servent pour réaliser des profits gigantesques sur le dos de pays pauvres ».

Le cas de Mamadie Touré

Mamadie Touré doit, elle, être entendue durant le procès comme témoin le 13 janvier. « C’est le personnage clé dans cette affaire, mais il est peu probable que Mamadie Touré assiste en personne au procès. Elle vit aujourd’hui aux États-Unis, où elle bénéficie d’un statut de témoin protégé », a indiqué Géraldine Viret de Public Eye, qui, en 2013, avait publié un organigramme très complexe de BSGR. La défense clame de son côté que Beny Steinmetz « n’a jamais versé un centime à Mme Mamadie Touré », et assure que cette dernière n’était pas l’épouse du président Conté, mais simplement maîtresse n’exerçant aucune influence.

a façon dont l’ancien procureur Claudio Mascotto chargé du dossier a mené l’enquête est également contestée par la défense, qui l’accuse d’avoir voyagé de façon informelle en Israël sans le mentionner dans le dossier. Si une demande de récusation de M. Mascotto a été rejetée l’an dernier, c’est désormais un duo de procureurs – Yves Bertossa et Caroline Babel Casutt – qui a repris le dossier. Les trois coaccusés risquent jusqu’à dix ans de prison.

Le Point Afrique

Sarkozy le «lobbyste» chez Condé

L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, est arrivé le 6 août 2021 dans la capitale guinéenne pour rencontrer une nouvelle fois, le chef de l’État guinéen, dans le cadre d’une visite dont les contours n’ont pas été définis par les autorités guinéennes et dont ils se sont abstenues de tout commentaire. Ce qui a laissé place à beaucoup de spéculations dans un contexte politique tendu depuis la réélection d’Alpha Condé pour un troisième mandat contesté.

Ce qui est somme toute vraisemblance, c’est le caractère « lobbyste » que revêtaient les déplacements de Nicolas Sarkozy pour le compte de son ami Beny Steinmetz, en 2019 en Guinée. Il a été accueilli à trois reprises à Conakry en l’espace d’une année par Alpha Condé, dans le cadre du contentieux judiciaire opposant à l’époque l’État guinéen au groupe BSGR de Beny Steinemetz dans l’affaire de l’acquisition jugée frauduleuse des blocs 1 et 2 du gisement de fer du Simandou.

Acculé par la justice guinéenne avec plusieurs procédures pendantes en Europe et aux États-unis, c’est grâce à l’intermédiation et la facilitation de Nicolas Sarkozy que BSGR de Beny Steinmetz doit son salut. L’ancien président français a négocié auprès du chef de l’État guinéen, n’hésitant pas à faire la navette entre Alpha Condé et Beny Steinmetz pour amener la Guinée et BSGR à décider de commun accord de régler l’affaire à l’amiable. La Guinée abandonnera toutes les procédures alors en cours contre BSGR et en retour, l’entreprise dirigée par Beny Steinmetz acceptera de perdre ses droits de licence sur les blocs 1 et 2 du Simandou pour les faits de corruption allégués en contrepartie de l’octroi d’un autre gisement de fer, celui de Zogota, moins valeureux.

Black out officiel

La seule communication officielle de cette rencontre à huis clos qui a filtré du palais Sekhoutoureya, c’est une publication Facebook de la page officielle du Président annonçant que le président Condé a reçu en audience l’ancien président français sans préciser les raisons de sa visite ni les sujets qui ont été abordés au cours de leur tête à tête. « Ce que j’explique à Nicolas Sarkozy, la Guinée, havre de paix, terre d’accueil, de culture et d’avenir. Un condensé d’une Afrique qui gagne… », souligne un commentaire illustré par des photos des deux hommes posant devant des œuvres d’art accrochées aux murs du palais présidentiel comme pour détourner l’attention sur la visite.

En Lobbyste d’affaires confirmé, l’ancien président français qui semble exceller dans l’intermédiation, pourrait éventuellement être venu s’entretenir avec Alpha Condé pour les affaires, sous les auspices d’une multinationale probablement minière ou pour faire du lobbysme politique en pleine crise sociopolitique depuis la dernière présidentielle de 2020.

Financial Afrik

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