La Gazette de la grande ile

L’agitation politique : Encore et toujours

Publié le 14 septembre 2021

Pendant  qu’Andry  Rajoelina est en train  de festoyer  au milieu  d’une population consciente d’être écoutée par les responsables de ce pays. Personne  ne peut prétendre que la  foule de  compatriotes qui  avait accueilli le candidat  N°13 élu le 19  janvier 2019  était  déçue de leur  choix. L’inauguration  de l’axe  Antseranana-Ramena  et  le début des  travaux de l’itinéraire N°6 étaient  autant  de prétexte  et  d’occasion pour les  électeurs  d’exprimer leur  joie  et leur  satisfaction de  se sentir au  diapason  avec un  vrai chef charismatique légitimé par les  urnes. On  était loin  au  sens propre comme  au  figuré  de ce rassemblement provoqué à  coups de harangues provocateurs pour des  gogos  fanatisés à partir de discours démagogiques.

Profitant du climat  socioéconomique post-coronavirus, une opposition  qui n’a aucune existence concertée et institutionnalisée a  pu  réunir tant  bien  que mal des badauds ne sachant pas  trop quoi faire pour passer le week-end…Le  grand voleur qui prétend encore  et  toujours  vouloir séduire on  ne  sait plus  quelles personnes  assez idiotes pour souhaiter voir de  nouveau le fondateur du parti TIM ou  une marionnette que ce dernier va soutenir pour briguer un mandat avec  tous les  abus et les pillages institutionnalisés comme mode  de  gouvernance. Dans les interventions  des orateurs pour  séduire l’assistance, il était  uniquement  question de  faire  croire leurs  délires d’obsédés du pouvoir étaient des  solutions pour changer les  réalités héritées des  gouvernances de profiteurs des  régimes précédents qui ont permis à une  voyoucratie de Tiko-boys de détruire le tissu commercial de l’Import-Export,  aux courtisans  du H.V.M (Hery et Voahangy Mivady) de vandaliser le monde  de l’aviation  civile  en  général et le secteur minier national en particulier.

Dans leurs  visées non  avouables  et dissimulées  derrière les accusations de non-respect des pratiques démocratiques, la tentation séditieuse  est perceptible.   Elles cachent à peine une  impatience insurrectionnelle latente. C’est tout  juste si  ce  beau monde spécialiste de la  conjuration et l’autoproclamation (en 2002) comme préalable à une  alternance extraconstitutionnelle à  deux temps (février 2002 et mai 2002), ne se  déclare ouvertement favorable à n’importe quelle incitation à la  révolte.

Noël Razafilahy

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