La Gazette de la grande ile

Opposition en Norvège : A Madagascar, rien de comparable !

Publié le 16 septembre 2021

Lors des élections législatives  du 13 septembre dernier, les partis  d’opposition dirigés par le travailliste Gahr Stoere ont  raflé 100  des 169  sièges du Parlement monocaméral du  Norvège. Sur fond  des  enjeux des  activités pétrolières, ils ont  réussi à  déloger la  coalition des conservateurs au profit  désormais  d’ «une société plus équitable». Une dépêche du journal Le Monde rapporte que  Gahr Stoere serait le «probable prochain Premier ministre après huit  ans  de règne de la droite.»   La même  source, un quotidien de  référence ajoute «pour le moment, les travaillistes semblent même en passe de décrocher une majorité absolue avec leurs alliés de prédilection, le Parti du centre et le Parti socialiste, sans avoir besoin des deux autres forces d’opposition,… »

A noter que malgré ce rapport  de  force de  fait incontournable n’a guère «empêché Madame Solberg aux manettes depuis 2013, un record pour la droite de  féliciter Jonas Gahr Stoere… ».  Voilà une mentalité et une culture politique  acquise  au  fil de l’histoire politique d’un  pays respectueux des pratiques démocratiques. Devant de  tels comportements politiciens, les agitateurs de  chez nous les groupuscules de râleurs  fanatisés des partis  TIM de Marc le pilleur de  banques  centrales  et HVM  de Hery Rajaonarimampianina ce  fou guéri ont beaucoup à apprendre avant  de  prétendre faire de l’opposition institutionnalisée.

Ironie  du  sort, à Madagascar les zizanies obsessionnelles des  acteurs politiques  tournent autour des enjeux de Madagascar Oil. Contrairement aux réalités de ce  royaume  nordique où l’or noir a aussi permis au royaume de 5,4 millions d’habitants d’amasser le plus gros fonds souverain au monde avec près de 12 000 milliards de couronnes d’actifs (1 175 milliards d’euros). Or, au pays  de feu le Pr Willy Léonard ce  chantre  et  apôtre des  Sciences  Economiques, Andry  Rajoelina l’actuel Chef de l’Etat  et  son  équipe, en misant  sur le recours à un «fonds  souverain »  sont insultés  et traités de  tous les noms par des  détracteurs, n’ont  fait qu’instituer les abus  des prérogatives  étatiques pour leurs  enrichissements personnels  comme méthode  de  gouvernement. C’est pour  vous  dire que  dans  ce pays,  opposition rime  encore  et  toujours avec démagogie. Il n’y a pas  de  quoi  être  fier.

Noël Razafilahy

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