La Gazette de la grande ile

Scandale sexuel de « mama sôsy » : Prendre exemple sur Kembo Mohadi

Publié le 25 septembre 2021

Démission. C’est la réponse du vice-président du Zimbabwe, Kembo Mohadi, au scandale sexuel qui pèse contre lui. L’affaire a éclaté début 2021 quand la presse a révélé des relations dans ses bureaux avec des femmes mariées, dont une de ses subordonnées. Dans sa lettre de démission, Kembo Mohadi niait les faits, mais estime toutefois une prise de responsabilité de se part. « J’ai besoin de prendre du recul pour faire face à mes difficultés en dehors de mes fonctions », a-t-il affirmé. Au Royaume-Uni, le ministre de la Santé, Matt Hancock a démissionné pour moins que ça. A titre de rappel, la démission annoncée en juin dernier a été motivée par le non-respect des mesures sanitaires contre la Covid-19.

A Madagascar, la réalité est tout autre. Lalatiana  Rakotondrazafy, la ministre de la Communication et de la culture, « mama sôsy » (et son mari aussi soit dit en passant), malgré les faits avérés, reste impunie et n’éprouve aucune honte. Un sentiment qu’elle a perdu depuis longtemps. Elle s’obstine à garder sa place sur la scène politique. Une place qui devrait être dédiée aux gens respectables qui n’est sans nul doute le cas de Lalatiana Rakotondrazafy qui est connue par sa grande gueule et sa façon unique à hurler sans ponctuation sur les chaînes de télévision et de radio. On l’a connaît déjà ainsi alors qu’elle n’était qu’une simple partisane du parti Mapar et donc dans le camp de l’opposition durant les régimes Ravalomanana et Rajaonarimampianina. Mais malgré sa nomination en tant que ministre au sein du gouvernement Ntsay, elle n’a daigné faire le moindre effort pour améliorer sa personnalité. Les bonnes manières, c’est une chose qu’elle ne connaît pas.

La liste est longue en ce qui concerne les scandales sexuels dans le monde politique. Novembre 2017, le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon a remis la décision de démissionner après des révélations de harcèlement sexuel. Benjamin Griveaux lui, ancien porte-parole du gouvernement (Edouard Philippe), candidat lors des élections municipales de 2020 à Paris et aussi député, a fini par quitter la scène politique après la divulgation d’une sextape. Mais la ministre Lalatiana Rakotondrazafy, « mama sôsy » peut prendre exemple sur l’un de ses anciens collaborateurs (qui n’a jamais pris sa fonction, il convient de le préciser). Il s’agit en effet de Brice Randrianasolo qui s’est vu rattraper par son passé où il a été accusé d’escroquerie (mais a été relaxé dans l’affaire qui a été portée devant le tribunal de première instance d’Antananarivo). Il n’a été ministre que le temps de trois jours et a démissionné aussitôt.

A.N.

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