La Gazette de la grande ile

Affaire Ravo Nambinina : Reporté au 15 novembre

Publié le 28 septembre 2021

L’affaire mettant en cause Ravo Nambinina Ramasomanana a été appelée à la salle d’audience numéro 2 du tribunal de première instance d’Antananarivo hier matin. Le prévenu en liberté, d’après les informations que l’on pouvait lire sur le rôle d’audience, n’a pourtant pas été aperçu sur place. Ainsi, pour la régularisation de la procédure, l’affaire a été reportée à la date du 15 novembre prochain pour convocation de toutes les parties concernées. L’Etat malagasy s’étant constitué partie civile contre Ravo Nambinina dans le dossier. Les faits reprochés contre Ravo Nambinina étant l’atteinte à l’ordre public, l’incitation à des troubles politiques graves, ainsi que l’incitation à la haine du gouvernement et à transgresser aux lois en vigueur.

A rappeler que Ravo Nambinina Ramasomanana a osé dénoncer les magouilles et les détournements de denier public au niveau du ministère de la santé publique durant la période de pandémie de Coronavirus. Ce dernier qui a même déposé une plainte au niveau du Pôle anti-corruption le 12 mai de cette année. Mais le lanceur d’alerte a également fait savoir en public, avec des preuves à l’appui, par le biais d’un vidéo publié sur le réseau social facebook dénonçant ces pratiques malsaines au niveau du ministère de la santé. Depuis, les acharnements contre Ravo Nambinina ne se sont plus arrêtés jusqu’à sa convocation au niveau du Toby Ratsimandrava, section cybercriminalité le 15 juin. Déféré au niveau du parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo, son audience est prévue se tenir hier.

Ravo Nambinina, ancien employé du ministère de la santé publique et en charge des marchés publics,  était bien informé des magouilles en haut lieu qui se trament au niveau du ministère. Au moins 44 miliards Ariary ont été ainsi détournés au niveau de ce ministère, en particulier dans le cadre des projets « Hopitaly manara-penitra » et de la mise en place d’un « centre de transplantation rénale » au CHU (Centre hospitalier universitaire) d’Andohatapenaka, des fonds qui ont tout simplement disparu.

Ranaivo

Lire aussi