La Gazette de la grande ile

Planification familiale : Stratégie pour réduire le nombre de la population

Publié le 29 septembre 2021

La croissance de la population malgache dépasse largement celle de l’économie et cela a un impact considérable sur la pauvreté. La population de Madagascar a quadruplé entre 1960 et 2020. Or, le Produit National Brut du pays n’a pas suivi ce rythme de croissance. Une table ronde sur l’engagement de haut niveau pour la planification familiale à Madagascar a eu lieu hier au Novotel à Alarobia, sous le thème « la Planification familiale : un levier pour le développement ». Lors de son discours d’ouverture, le président de la république Andry Rajoelina a martelé que le pays se développera, si la croissance démographique est maîtrisée. « Une des raisons de la vulgarisation de la planification familiale à Madagascar », selon le chef de l’Etat. Changer de culture s’avère nécessaire. Andry Rajoelina a demandé aux orateurs de mettre fin au souhait du couple d’avoir 7 garçons et 7 filles. Chaque femme est libre de décider du nombre d’enfants à engendrer, a-t-il insisté.

 Madagascar compte 13 770 000 femmes, dont 3 290 000 seulement ont accédé à la planification familiale, soit environ 24%. Le Chef de l’Etat a lançé un défi d’atteindre le taux de 60% des femmes à avoir accès à la planification familiale, en deux ans, c’est-à-dire d’ici 2023, si cela devrait être en 2030. Pour cela, des centres de planification familiale seront implantés sur tout le territoire malgache pour partager des informations, accompagnement et traitement contraceptif gratuit, d’après les explications. Au premier semestre 2022, une centaine de Centres de Santé de Base (CSB) seront implantés à travers la Grande Ile.  C’est à l’échelle mondiale qu’on veut réduire la population, pas seulement à Madagascar. Il convient de souligner qu’Andry Rajoelina a reçu le trophée du champion de la « planification familiale » dans les pays francophones en Afrique hier. Peut-être que le président de la république de Madagascar est le meilleur élève. Certaines femmes n’ont reçu aucune éducation sexuelle, la contraception est tabou, elles  préfèrent compter les jours et ont recours à l’avortement clandestin en cas d’échec.

Nandrianina A

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