La Gazette de la grande ile

Ambolokandrina : Revendication non fondée des étudiants

Publié le 02 octobre 2021

Outre la réclamation des bourses d’études, les étudiants issus des universités publiques n’hésitent pas à s’opposer à n’importe quelle décision qu’ils jugent illégales. Seulement, il faut vraiment qu’ils apprécient la réalité des choses. C’est ainsi que les étudiants résidant dans les cités universitaires de Ravitoto, à Ambolokandrina, s’opposent à la construction d’un centre de santé de base niveau (CSB II) auprès de leur campus. Ils ont tenu dans la nuit du jeudi dernier une grande manifestation en bloquant la route, ce qui a fallu l’intervention des forces de l’ordre.

Après notre investigation sur les lieux hier, le terrain faisant l’objet de débat n’est pas inclus dans la propriété de l’université. Or les étudiants grévistes affirment le contraire et n’espèrent en aucun cas revenir sur leur décision, celle de s’opposer à cette construction. Pour les milliers habitants de cette localité, cette attitude n’a pour objet que bloquer le projet de développement initié par le pouvoir central. La mise en place de cet établissement sanitaire permettra d’alléger leurs problèmes en termes de santé vu que les CSB II d’Ambohipo et d’Antsahamamy sont un peu plus éloignés. Avant de décider la grève, mettant en péril la sécurité des villageois pendant la nuit, ces résidents du cité de Ravitoto aurait dû vérifier le titre du terrain dont il revendique la propriété. Le Chef de secteur de Ravitoto nous a confié hier que le terrain en question appartient à l’Etat et non à l’Université d’Antananarivo. Aussi, la construction à ériger bénéficiera non seulement aux habitants du Fokontany d’Ambolokandrina et ses alentours, mais aussi à ces étudiants. Ainsi, ils ne sont pas en bonne position pour s’opposer à ce projet. Pourtant, ils le font bêtement, sûrement à cause d’une manipulation de certaines hautes personnalités, on peut dire que leur solidarité estudiantine est mal placée.

A  l’heure où nous mettons sous presse, les forces de l’ordre ont encore effectué leurs patrouilles sur les lieux afin de prévenir le pire.

Mampionona

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