La Gazette de la grande ile

les images dans les mots : Panique dans la capitale

Publié le 11 octobre 2021

L’insécurité persiste dans la ville d’Antananarivo en général. Presque tous les quartiers connaissent différentes formes d’attaques des malfaiteurs et ces derniers ont chacun leur raison pour perpétrer leurs actes. Mais nous n’avons pas le temps de nous comprendre entre nous, d’ailleurs on ne peut plus le faire. Chacun vit sa vie à la manière qu’il veut, on se fiche des autres même si on les doit voler ou même les tuer. Parfois, les gens prennent les dispositions eux-mêmes pour pouvoir se protéger. Il y en a qui ont recours au port d’arme, une option qui demande une longue procédure, parce qu’on ne peut pas porter une arme sans autorisation et on peut être puni pour cela. Mais que faire ? Les pickpockets dans les rues de la ville font pleurer leurs victimes. Armes blanches en main, ils déchirent les sacs des passants sans que ceux-ci ne s’en aperçoivent sur le coup. La dernière fois, un employé d’une société à Ankorondrano s’en est plaint après avoir été dévalisé de son portefeuille dans son sac déchiré par les malfrats dans le bus. C’est un cas comme un autre, mais quand on parle de ce qui se passe dans les différentes ruelles, c’est encore pire. Ces ruelles qui ne sont pas éclairées en général, abritent divers genres de malfaiteurs. Des bandits armés de poignard attaquent les gens qui rentrent tard dans la soirée ou dans la nuit. Parfois, ils observent les mouvements quotidiens de ces gens et de ce fait, ils peuvent régler l’heure où ils vont entrer en action. On se souvient du malheureux incident qui a eu lieu le 23 octobre 2015 dans une ruelle d’Andravoahangy où le caricaturiste de la Gazette a été poignardé et dévalisé. De nos jours, ils n’hésitent plus à tuer. Les cambriolages reprennent également dans divers quartiers. Armés d’armes blanches ou même de fusils, ces malfaiteurs font tout pour pénétrer dans les maisons. On commence à ne plus dormir la nuit, parce que même un bruit de chat qui saute sur le toit fait trembler. De plus, les aboiements incessants des chiens font penser au pire. Le gouvernement entreprend peut-être des actions à ce sujet et beaucoup d’agents sont éparpillés dans la ville, mais on voit encore plus d’insécurité. Bien évidemment, il n’y a pas beaucoup de probabilité qu’on arrive à tout éradiquer, mais au moins, on peut en faire baisser le taux. On peut peut-être envoyer des patrouilles armées jusque dans les petites ruelles des quartiers et bien évidemment éclairer ces ruelles. Une disposition qui peut être prise par les fokontany.

Riri

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