La Gazette de la grande ile

Développement : Miser sur le planning familial !

Publié le 08 octobre 2021

L’économie de Madagascar repose essentiellement sur l’agriculture et le tourisme. Comme lesdits secteurs sont actuellement aux abois en raison de la pandémie de Covid-19 et du réchauffement climatique, les dirigeants comptent donc miser sur le planning familial en vue du développement. Il faut noter que Madagascar compte désormais plus de 28 millions d’habitants. Eh oui, les 25 millions de Malgaches qui ont occupé la scène depuis quelques années ne sont plus d’actualité. Face à la croissance démographique exponentielle qui prévaut à Madagascar, la question de la maîtrise démographique est au cœur de la stratégie de développement du pays initié par le  Président de la République Andry Rajoelina. Il a d’ailleurs été nommé champion de la planification familiale dans les pays francophones africains. Ainsi, face aux défis et enjeux auxquels le pays est confronté, le Président Andry Rajoelina a été identifié pour être le porte flambeau des interventions en faveur de la planification familiale et contribuera à la mobilisation des ressources extérieures pour le planning familial qui s’avère être nécessaire en vue de développement. Il faut dire que la population est accablée par la faim au quotidien et en plus leur effectif augmente sans pour autant faire en sorte de créer de l’emploi, Madagascar est condamné à s’appauvrir encore et encore.

Il n’est point nécessaire d’en arriver à miser sur la planification familiale si l’Etat dispose d’une stratégie bien précise pour mener vers le développement, à savoir créer de l’emploi et faire en sorte d’augmenter la capacité de production énergétique à Mada-

gascar… C’est le manque d’occupation qui fait que les plus démunis passent leur temps à copuler et se reproduire alors que cela constitue un dilemme pour eux car il y a plus de bouches à nourrir. La question de survie est telle que bon nombre de commerçants passent leur temps à jouer au chat et à la souris avec les agents de la commune afin de pouvoir gagner de quoi se nourrir au quotidien. Il faut préciser que c’est l’inexistence de travail qui fait que bon nombre d’individus se retrouvent contraints de se cacher dans l’informel, à savoir dans le commerce de rue pour survivre. Comme l’espoir d’aller vers le développement diminue à force que le temps passe et le taux de croissance démographique élevé moyennant de 2,8% par an n’arrange pas la situation, les dirigeants sont obligés d’inciter la population à limiter les naissances. Le pays vise d’ici 2030 à augmenter la prévalence contraceptive moderne à 60%, à réduire les besoins de non satisfaits en planification familiale à 8% et à atteindre l’indice synthétique de fécondité à trois.

Jean Riana

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