La Gazette de la grande ile

Toutes les vérités : Pas bonnes à dire

Publié le 08 octobre 2021

Un peu partout dans le monde, depuis que des gens du pouvoir font la Une des journaux en bien comme en mal, certains esprits susceptibles et même des membres du gouvernement, s’acharnent à culpabiliser jusqu’à traiter les journalistes de «fouille-merde» et de maniaques du dénigrement. Ont-ils tort ou raison, seul l’avenir jugera des bonnes intentions ou de la mauvaise foi de ceux qui ont choisi pour profession de rapporter dans la presse les faits que le public est en droit de savoir. Peut-on reprocher aux écrits bibliques de nous rapporter les incartades et frasques royales des souverains, princes et grands de l’Ancien Testament ?

Plus près de nous en Asie, en Europe, aux Amériques comme sur le continent voisin, les modes de gouvernement comme les vies et mœurs des grands de ce monde ne passent jamais inaperçus des scribes et chroniqueurs qui se chargent de les écrire pour l’Histoire. Les responsables et acteurs politiques qui ont des affaires à se reprocher sur le plan de la gestion des affaires de l’Etat et parfois à propos des penchants relatifs à la perversion sexuelle amorale et l’adultère, se trouvent toujours confrontés à la curiosité professionnelle du disciple local de Rouletabille (au talent de détective amateur dans ses reportages qui lui sont confiés et les articles publiés). Pour ce qui concerne Madagascar en particulier, les acrobaties des mauvaises pratiques financières aggravées par les aventures adultérines récentes de la ministre Lalatiana et d’une star du showbiz, sont d’actualité. Surpris la main dans le sac, pour ne pas dire ailleurs sur la partie anatomique d’une vraie-fausse collaboratrice, Vonjy Andriamanga, le Directeur Général de Jirama est sommé officiellement d’annuler une décision de type promotion canapé en faveur de Onja Rasamaminana Ramangalahy et des faveurs en numéraires «attribués de 30.000.000Ariary au titre de solde de rémunération de la performance» pour l’année 2020… A propos de rémunération, aucune précision n’a été donnée quant au service fait, ni au lieu (sûrement douteux et inavouable). Le comble c’est que le couple en question n’est pas le seul à s’adonner à une telle perversité. Et si l’on veut vraiment tester le niveau du respect de la «La vérité imprimée», le défi est relevé et c’est tant pis pour les casquettes qui s’envolent.

Noël Razafilahy

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