La Gazette de la grande ile

PAC – Traitement des dossiers : freiné par le régime

Publié le 12 octobre 2021

Le dysfonctionnement du Pôle anti-corruption (Pac), branche Antananarivo est fortement à craindre. Ceci concerne surtout le manque de personnel à son siège sis aux 67Ha. Selon les informations reçues, seuls deux procureurs dirigent actuellement cette branche depuis le décès de leur collègue au mois d’avril dernier. Les autorités concernées, à savoir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), ignorent tout simplement le processus de nomination de son successeur. Le nombre de dossiers à traiter mensuellement qui s’élève à 30 ne leur permet plus d’exercer leur fonction comme il se doit. Or, la plupart des dossiers en question sont très importants et impliquent souvent d’anciens ministres et hautes personnalités du pays pour des affaires de corruption, de détournement de deniers publics et autres crimes.

En ce qui concerne les dossiers brûlants, leur traitement devrait s’effectuer parallèlement par le Pac et la Haute Cour de Justice (HCJ), mais vu que cette dernière n’est pas encore fonctionnelle, la défaillance est à prévoir. Les magistrats du Pac attendent ainsi la nomination. On peut dire que le régime actuel est à l’initiative de cette manœuvre dilatoire ayant pour but de bloquer le processus d’élection ou de nomination de ce nouveau procureur que les magistrats du Pac attendent jusqu’à maintenant. Avec cette stratégie, il espère freiner le jugement des hautes personnalités impliquées dans des affaires louches.

A rappeler que l’adoption de la loi n°2021-015 tend déjà à affaiblir cette juridiction spéciale dans le cadre de sa mission en lui retirant sa compétence sur les infractions économiques et financières…         Mampionona

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