La Gazette de la grande ile

4ème pouvoir : à la fois mythe et réalité

Publié le 12 octobre 2021

Ces derniers temps, avec les confusions que les gens se créent pour telles ou telles prétentions qu’ils nourrissent ou entretiennent concernant des variétés de convictions ou de choix idéologiques (parfois aussi idiots et logiques), les esprits sont inévitablement partagés à propos des rôles et de la profession de journaliste. Le lanceur d’alerte, ce nouveau  venu dans le panorama médiatique, au lieu de  faciliter les relations entre ceux qui ont choisi pour métier «d’informer, d’éduquer et de distraire par voie de délassement », le commun  des mortels n’a fait que rendre plus difficile une situation déjà suffisamment compliquée. L’existence même incontrôlable des réseaux sociaux et autres vecteurs virtuels du domaine de l’informatique en général et du Net en particulier n’arrange rien du tout…

Cette  année 2021, à peine avons-nous quitté les cauchemars du passage de cette pandémie venue de la Chine lointaine, «en passant par la Lorraine avec ses sabots » et l’Europe toute entière, que la malédiction de nos richesses vient nous narguer tous sous la forme de 73 kilogrammes d’or à la Une de tous les médias jusqu’à ce que les juges des voisins du continent d’à  côté donnent l’occasion à nos responsables étatiques l’occasion de se laver les mains à la manière de Ponce Pilate pour qu’on ne sait quel Barabas des îles puisse échapper à la Justice. Puis, il y avait la première session parlementaire de l’année pour permettre aux parlementaires de justifier leurs indemnités mensuelles et autres avantages. Viennent ensuite les effervescences politiques d’un vrai-faux coup d’Etat suivi d’un gouvernement tout entier remercié. Sauf le Premier ministre Christian Ntsay bien sûr… Surtout que pour succéder à Fidiniavo Ravokatra, il assure le cumul d’un ministère juteux. C’est étrange non ?… La fièvre de l’or et l’odeur du pétrole de Tsimiroro aidant, serait-ce pour assurer les vocations et des intérêts des copinages pour le futur ? Les mauvais souvenirs de la braderie de la raffinerie de Toamasina et la création de Galana incitent à la méfiance…

Réalités qui ont besoin de la vigilance des limiers de l’investigation pour que, dès à présent, les intérêts  supérieurs de la nation ne tombent plus entre les  griffes des caïmans de l’étranger et de leurs valets, ces loups infiltrés dans la bergerie de la République,  à l’insu d’un Président trop occupé et plongé dans les priorités sociales. Il risque alors de ne plus voir les priorités de l’itinéraire vers l’émergence réelle de son pays. Hélas, le parcours est semé  d’embûches et d’embuscades à cause des brebis galeuses à propos desquelles les plumes des hommes de presse ne se lasseront jamais de dénoncer au grand jour les fourberies et les traîtrises. A quoi bon ménager des putes de la République telles que Lalatiana, cette véritable pécheresse et son mari l’assassin présumé, Onja Rasamimanana et Angela Zasy, ces concubines que Vonjy Andriamanga entretient à coup de 30 millions d’Ariary avec l’argent public au détriment de Jirama et des subventions de l’Etat ? Etaler toutes ces souillures sur la place publique constitue désormais les priorités de nos colonnes tant que bonne note n’est pas prise et que les cons…cernés restent et demeurent impunis et au-dessus des lois. C’est tant pis pour tous ceux qui oseront les protéger !  Alors que pour le vol d’un poulet, nos compatriotes sont jetés en prison. Messieurs les juges du Parquet, du PAC (Pôle Anti-Corruption), les responsables du (Bianco) Bureau Anti- Corruption, dormez-vous ?

Noël Razafilahy

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