La Gazette de la grande ile

Saison culturale à Antananarivo : Une très mauvaise production rizicole à prévoir

Publié le 15 octobre 2021

Antananarivo a subi une saison de sècheresse assez conséquente cette année. Non seulement la pluie tarde, mais les précipitations n’ont pas été suffisantes, du moins pour irriguer les milliers d’hectares de rizières des plaines d’Antananarivo. Il convient de souligner que l’approvisionnement en eau pour la consommation prime avant l’irrigation des rizières. Les paysans ne sont donc pas ainsi la priorité de la Jirama, parce qu’il appartient à cette société d’Etat de gérer le stock d’eau du barrage de Tsiazompaniry en cas d’insuffisance des précipitations. « En total, les besoins en eau pour l’irrigation des rizières de la plaine de Betsimitatatra (quelques 30 000 hectares) s’élèvent à environ 110 millions de mètres cube. Vu le manque, l’APIPA (Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo) n’a demandé à la Jirama que 56 millions de mètres cube pour la saison culturale de 2021, soit la moitié du besoin. Au final, les plaines d’Antananarivo n’ont eu droit qu’à 26 millions de mètres cube, soit à peine 23% du besoin. La prochaine production rizicole risquerait ainsi d’être très mauvaise », selon le DG de l’APIPA, Ranto Rakotonjanahary. Cette sécheresse a conduit de nombreux paysans à se tourner vers la fabrication de briques. Certains se plaignent que depuis l’année dernière, ils ont perdu la moitié de leur production, faute de pluie. La prochaine production rizicole sera ainsi en chute libre. « Le calcul montre que Madagascar arrive à produire localement près de 84% de ses besoins en riz. Il doit ainsi encore importer un gap de près de 16% de ses besoins annuels estimés à 2.827.224 tonnes, soit près de 452.355 tonnes », signifie le Trésor public malgache sur son site en 2019.

Annie N.

Lire aussi