La Gazette de la grande ile

14 octobre 1958 : Et les cas denses actuels

Publié le 15 octobre 2021

A plus de  60 ans  d’exercice de pouvoir dans un  contexte  républicain notre pays  est une nation considérée  comme l’une des plus pauvres du monde. A partir  de la liste des pays les plus pauvres du monde en 2021 selon les estimations du FMI, Madagascar s’aligne en 10 ème position sur 25 pays. Selon les experts  en la matière l’île de Madagascar est un territoire considéré  par les historiens  comme une civilisation  pluricentenaire, royaume indépendant  et reconnu dès le XIXème par les Occidentaux, annexé puis soumis à la course à la colonisation, fleuron de l’empire  colonial français, « indépendentisé en 1960, à la  botte du général  de  Gaule puis de l’URSS, retardataire dans la course au capital… »

«Madagascar est  aujourd’hui le pays le plus pauvre et le moins avancé de la planète, le seul  qui  régresse  continuellement depuis1960 sans guerre  frontalière ou  guerre civile.» C’est  du moins ce  que l’on tente  de  faire  croire alors  qu’il  s’agit  d’un pays dont les  richesses minières légendaires et halieutiques sont à la  base d’un  retour à la dignité à condition que «les inégalités et injustices du passé n’influent plus sur  son présent ni  sur son avenir.» Les  annales précisent  bien  que  bon nombre de Malgaches ne se souviennent plus de la date du 14 octobre 1958. Pourtant c’est une date importante qui marque la fin de la colonisation française à Madagascar. (…) Pendant douze ans, la République de Tsiranana connaît une stabilité institutionnelle qui tranche face aux troubles politiques qui secouent l’Afrique francophone à la même époque. L’économie progresse lentement en suivant la voie d’un socialisme pragmatique. Madagascar se voit attribuer le surnom d’« Île heureuse ».

Tout au long de  cette période du régime du pari  PSD  de  Philibert Tsiranana, le pays tout  entier  avait connu  et  vécu sous les autorités d’une équipe de  bâtisseurs dont la priorité était la réalisation des infrastructures routières, portuaires, navigables, de la Santé, de l’Education et  de l’Administration  en général… Il se trouve  que par la suite,  des tas de choses ont changé contrairement aux directives et pratiques étatiques en  vigueur surtout  sur le plan  financier et  administration  du territoire  surtout.  L’abrogation en 1973  du décret relatif à l’utilisation  du  Budget  Provincial reste et  demeure un réel handicap pour la gestion politique de  tout le pays. Plus  d’un  demi-siècle après le régime PSD, les successeurs  actuels de ces décideurs, se trouvent  confrontés à des  réalités qui,  au lieu d’aider le pays à accéder au développement  de toute une nation, vont en  direction de la mauvaise gouvernance et de la préversion…  L’ancien bouvier d’Anahidrano devenu Chef  de l’Etat  a toujours prôné la  nécessité pour la jeunesse d’adopter des  comportements sains et  honorables par rapport à un  civisme conforme aux intérêts généraux de  notre île.

Noël Razafilahy

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