La Gazette de la grande ile

Système en fin  de parcours : Dans un contexte malsain

Publié le 18 octobre 2021

Ce n’est pas la première fois que le Premier ministre Christian Ntsay en tant que tel, met les pieds dans le plat à propos des affaires étatiques relevant de ses attributions. Voilà maintenant que derrière le prétexte bidon très en vogue « de l’Etat n’est pas  responsable du non-paiement et du  retard des allocations des bourses, des droits des fonctionnaires, des factures en souffrances des opérateurs économiques du FER (Fond  d’Entretien Routier) et  autres parce que selon ses dires des «milliards d’Ariary sont détournés (…) et que des octrois de marchés fictifs attendent les résultats des audits élastiques qui traînent en  longueur… Jamais encore les services de la Primature n’avaient pris la main dans le sac, ces dames influentes mêlées à ces processus illégaux de favoritisme.

Manorohanta Cécille n’a jamais  été  inquiétée sur l’incendie des dossiers comptables d’un  détournement de plus de 10 milliards à l’Université d’Antsiranana. Personne ne trouve à  redire sur le Directeur Général Abel Ntsay et les milliards envolés  et  volés à la SECREN. Malgré  l’origine douteuse de son enrichissement sans cause, il se permet de fêter ses « premiers milliards »… C’est une  fratrie aux relations douteuses ! Ajoutez à cette réalité bordélique les dégâts  du «triangle vicieux» et juteux des combines financières sur les factures pétrolières à l’importation et sur les livraisons de la Jirama. La grande énigme qui  reste et demeure est cette incapacité ou disons, cette inertie suspecte des services de  répressions à couper les  tentacules de  cette grosse pieuvre qui est le banditisme organisé des grands affairistes favorisés par des décideurs  étatiques de  haut niveau. L’un des soutiens de la création de GALANA (actuellement Premier ministre) en sait sûrement quelque chose sur la farce financière qui avait permis aux Fatsouraly, ces enfants chéris et pourris de  tous les régimes de  «rouler dans la  farine» Glencore, le prestigieux  réseau extrêmement complexe de quatre-vingts filiales ou davantage sur les cinq continents. Des témoins de cette grosse escroquerie à l’échelle internationale sont encore  vivants et  n’ont pas leur langue dans la poche. Irrités de  s’être fait avoir…, ils ne se gênent pas pour faire des  confidences afin de rafraîchir la mémoire  d’un DG  de la SOLIMA  de l’époque, histoire de  lui rendre la monnaie de la pièce, même s’ils  ne  sont pas remboursés.

Dans une émission de TVPlus aux visées multiples : remous de l’Ordre des Journalistes, profession de foi d’une «mégère apprivoisée» spécialiste professionnelle du double langage, commère et véritable langue de vipère, la ministre de la Communication et d’une culture qui privilégie les relations au-dessous du nombril a donné le coup d’envoi de la campagne de la prochaine élection présidentielle. Fidèle à elle-même, Lalatiana  Andriatongarivo née Rakotondrazafy, sans oublier de déclarer qu’elle est le pilier de l’ambition électorale future d’Andry Rajoelina, croit servir la cause d’un Président qui ferait mieux  de se passer du soutien de cette  véritable pécheresse, digne de la malédiction biblique de Sodome et Gomorrhe. Or, en se positionnant ainsi,  d’ores  et déjà, elle ne cache plus son jeu et celui du parti Freedom. Selon des analystes lucides qui n’ont pas la mémoire courte, les intérêts politiciens machiavéliques seraient autres et ailleurs. A savoir : les plats qui se mangent froids du temps de la Transition et les alliances à calculs sur un futur proche où le nom  de Christian Ntsay ou n’importe quelle autre ambition mal placée pourrait bien être en haut d’une affiche électorale pour 2023. Surprise, surprise ! Le tour est joué et c’est tant pis pour le naïf qui aura le malheur de se fier aux paroles mielleuses d’une descendante de celle qui a causé la perte de Samson le vainqueur de R8 … non de Goliath.

Noël Razafilahy

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