La Gazette de la grande ile

Relance du Tourisme : Aucun soutien financier du ministère

Publié le 22 octobre 2021

Suivant conseil des ministres en date du 13 octobre 2021, la réouverture des frontières malgaches a enfin été autorisée après plus de deux ans de fermeture. Les premiers vols commerciaux au départ de La Réunion et de l’île Maurice, à destination d’Antananarivo sont prévus pour demain 23 octobre. Concernant les vols commerciaux au départ de l’Europe, à destination d’Antananarivo, la liaison reprendra le 06 novembre prochain.

Les premiers touristes doivent ainsi arriver à partir de la semaine prochaine. Les opérateurs touristiques et les propriétaires d’établissements hôtéliers peuvent également accueillir leurs premiers clients étrangers. Toutefois, on sera encore très loin de la prospérité d’avant confinement. Les impacts de la crise sanitaire sur les activités touristiques sont d’une telle importance que la plupart des opérateurs ont presque tous fermé leurs portes. Les pertes se chiffrent ainsi à plusieurs milliards d’Ariary en deux ans.

En tout cas, l’ouverture des frontières est loin d’être suffisante pour relancer les activités touristiques à Madagascar. Des soutiens en matériels mais aussi et surtout des compenssations financières sont encore attendus par les opérateurs depuis le début de la pandémie. En 2020, au tout début de la pandémie, la confédération du tourisme de Madagascar (CTM) a réclamé un plan d’aide de la part de l’Etat, mais en vain. Pourtant, cette confédération avait précisé que plus de 300.000 emplois indirects et 40.000 emplois directs ont été affectés par la crise.

Aucun plan de relance concret n’a été établi par Joel Randriamandranto et son équipe jusqu’à ce jour. Des hôteliers, restaurateurs et chambres d’hôtes, les campagnies aériennes, les aéroports, les tours opérateurs, les agences de voyages, les guides touristiques, les formateurs, les prestataires touristiques, les transporteurs terrestres et les organisateurs d’événements et bien d’autres sont pourtant impactés par la crise post-pandémique. A la veille de l’ouverture des frontières, le ministère de tutelle n’a d’autres solutions à proposer aux opérateurs que de simples sensibilisations sur le respect des consignes sanitaires pour les nouveaux venus.

Ranaivo

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