La Gazette de la grande ile

Marchands de rue : zéro résultat de la CUA

Publié le 23 octobre 2021

Impuissante. C’est ainsi qu’on peut définir la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) face aux marchands de rue. Il va sans dire que la situation échappe totalement à la CUA. Les rues, malgré la construction d’un bâtiment, un grand marché, sont inondées de commerçants de rue. Incapable à gérer la situation, la commune fuit ses responsabilités. « La lutte contre les marchands de rue est le devoir de tous. Les magasins sont responsables de leur devanture. Il est de leur devoir de chasser les marchands de rue qui arborent leur espace », affirme Rija Randrianarisoa, directeur des marchés à la CUA, le week-end dernier durant une interview. Il semble oublier que les magasins qui voient leur devanture accaparée de la sorte sont des victimes. « Chasser les marchands de rue n’est pas évident. Des années durant, on a essayé, mais en vain », nous livre un vendeur dans un centre commercial à Behoririka. Les paroles du directeur des marchés à la CUA sonnent comme des délires sachant que même avec la police municipale, la commune n’y arrive pas. Alors comment ose-t-il fuir ses responsabilités et  mettre la lutte contre les marchands de rue entre les mains des victimes ? Certes, la police municipale est en sous-effectif, mais ce n’est pas une raison pour échouer lamentablement de la sorte. Sans oublier que la commune peut toujours réquisitionner la police nationale en cas de besoin. La construction des nouveaux centres commerciaux est financée par les impôts de la population. La commune leur est donc redevable.

A.N.

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