La Gazette de la grande ile

Interruption thérapeutique de grossesse : pour sauver des vies

Publié le 25 octobre 2021

Les dessus de la proposition de loi (PL) sur l’interruption thérapeutique de la grossesse (ITG) sont actuellement rendus publics. Bien qu’il s’agisse d’une loi voulant autoriser l’avortement, elle espère avant tout pouvoir sauver des vies. La proposition de loi n°004-2021/PL modifiant et complétant certaines dispositions du Code pénal malagasy présentée par la députée élue à Tsihombe, MasyGoulamaly stipule clairement que « L’interruption de la grossesse pour motif médical est autorisée pour sauver la vie de la femme si elle est menacée par sa grossesse par le biais de l’interruption thérapeutique de la grossesse ou si le fœtus présente des risques de malformations graves dans le cas d’une interruption médicale de la grossesse ».

Le projet de loi en question prévoit en effet des balises afin d’éviter la vulgarisation de l’interruption volontaire de la grossesse. La loi précise également les cas de pathologies médicales. Elles comprennent la cardiopathie sévère avec risque de décompensation, le pré éclampsie sévère et les complications quels que soient l’âge de la grossesse, les pathologies rénales graves incompatibles avec une grossesse, les pathologies vasculaires avec risques de décompensation ainsi que toute maladie maternelle avec risque de décompensation.

La proposition de loi sur l’ITG prévoit également les maladies maternelles graves dont les prises en charge diagnostique et thérapeutique sont incompatibles avec la poursuite de la grossesse, à savoir la chimiothérapie anticancéreuse qui est contre-indiquée pendant la grossesse et la radiothérapie, sans oublier les malformations graves du fœtus ou syndrome polymalformatif incompatibles avec la vie, les troubles psychiatriques sévères avec risque de décompensation et la polytoxicomanie sévère.

 Pour JerisonRalibera, président du syndicat des paramédicaux, la question est plus qu’évidente : mieux vaut préserver une vie plutôt que de refuser l’ITG. Il a aussi pris l’exemple d’une grossesse intra-utérine qui selon ses explications en tant que professionnel de santé, n’a aucune chance d’arriver à terme. La question est donc, faudrait-il attendre jusqu’à ce que la grossesse tue la mère ? Il a aussi précisé qu’en tant qu’Etat laïc, la décision ne devrait se baser sur la religion.

Recueillis par N.A.

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