La Gazette de la grande ile

Une 2ème mi-temps est jouable : Sans Christian Ntsay, les pervers et les pieds-nickelés

Publié le 25 octobre 2021

Pourquoi d’entrée de jeu exclure du contexte institutionnel ambiant un Premier ministre à qui apparemment on  doit  le processus électoral qui a conduit le Chef de l’Etat et tout régime en place là où ils se  trouvent actuellement ? Après ce rendez-vous avec quelques députés en début de session parlementaire (assez surprenant) au Palais du Premier ministre à Mahazoarivo, les spéculations les plus folles ont dominé les conversations dans les salons et sur les trottoirs. Par la suite Christian Ntsay à la Une  de la presse se voit crédité d’être «surprotégé». De quoi et pourquoi ? Voilà que dans la  foulée, cette grande gueule de Jao Jean, met les pieds dans le plat pour raconter à qui veut l’entendre qu’un projet «d’empêchement» flotte dans l’air…Il n’est pas nécessaire d’avoir le don  de lire l’avenir dans une boule de cristal pour deviner la suite des évènements et le sort qui attend le chef de gouvernement.

 A partir de cette déclaration fracassante de l’un des acteurs des  grands bouleversements politiques  de ce pays depuis  la chute du Pr Albert Zafy provoquée par sa  propre troupe du HVR (Hery Velona Rasalama), quelque part la confiance ne  règne plus et la méfiance est de  rigueur. Surtout que par le passé avec Norbert Lala Rasirahonana et récemment l’ambitieux Olivier Mahafaly Solonandrasana, force est de reconnaître que même étant Premier ministre on résiste mal à la tentation d’être Calife à la  place du Calife…Pour le moment, personnellement le locataire de Mahazoarivo cache bien son jeu. Même si dans son entourage, on caresse l’idée de voir ce «parrain» en haut de l’affiche. Et vogue la  galère !

De l’avis d’une  très fine plume et talentueux analyste de  ce  journal pour les mordus de la politique politicienne l’essentiel c’est d’avoir son  derrière assis sur un fauteuil. Le peuple on  s’en  fout, c’est l’obtention de ce siège qui promet des  avantages. Le peuple n’est qu’une marche de l’échelle à franchir (…) Notre collègue ajoute «on cherche toutes les raisons pour que ceux qui  dirigent aient tort et on cherche également des motifs pour les  accuser de ne pas être compétents, dans la  gestion  du pays. Les fanatiques prostitués de la politique de cette plateforme RMDM «veulent que le Président Andry Rajoelina tombe » sous le prétexte trompeur et fallacieux «qu’il n’arrive pas à gérer le pays.. » En réalité, ces bougres  d’idiots fanatisés «veulent monter sur le  trône à leur tour. » Mais la grande  question pour eux est la  suivante « Qui va prendre la place du président  s’ils  arrivent à leurs fins ? (…) Marc Ravalomanana leur chef  ou Hery Rajaonarimampianina qui trépigne d’impatience à Paris ? Pour eux, il n’est pas question de chercher le développement et le  bien-être de tous les Malgaches. Et le Premier ministre Ntsay dans cet imbroglio malsain ? Ayant pris  goût  au pouvoir et aux délices des privilèges étatiques depuis les privatisations en chaîne de tout le système d’importation et la distribution de la Solima, la vente de la Raffinerie de Toamasina, la création de Galana, il ne peut être qu’à l’affût des  occasions favorables. On ne fait pas la fine bouche quand on  assure avec brio et les privilèges qui vont avec le cumul d’un ministère hautement juteux d’un lascar nommé Ravokatra et ses collaborateurs encore en activité en  coulisse dans  différentes  directions du  département.  En attendant que la course à la présidence démarre, Andry Rajoelina a intérêt à mettre sur le banc de la  touche un «chef de  gouvernement en place depuis 2018… Ainsi que le couple de la perversion et les «pieds nickelés» qui s’adonnent à des  abus  divers. Un scoop  de  dernière heure : une  somme de 3.000 dollars est  exigée par l’Etat  aux journalistes  étrangers en  reportage à Madagascar. A propos du retour d’une  vague d’insécurité très violente, les successions de trafics de produits prohibés, les revendications et grèves plus ou moins légitimes de quelques corps de fonctionnaires,  et les prétentions sournoises de quelques groupes d’élus…, le constat dont font état les médias à propos «d’un contexte national troublé»  relève de l’euphémisme pur et  simple.

Noël Razafilahy

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