La Gazette de la grande ile

Gestes barrières : besoin de rappel à l’ordre

Publié le 26 octobre 2021

La population malgache a tendance à ignorer les gestes barrières qui sont basiques dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. L’amélioration de la situation coronavirus a fait que bon nombre des Malgaches ont oublié la nécessité des gestes qui sauvent. L’amélioration de la situation Covid-19 est certes indéniable à Madagascar, mais cela ne veut pas dire qu’on doit négliger les gestes barrières. D’autant plus que la réouverture des frontières a été effective depuis le 23 octobre dernier, ce qui veut dire que les risques vis-à-vis de la pandémie augmentent. Pourtant, les citoyens malgaches vivent déjà comme si tout danger était écarté par rapport au coronavirus. Il n’y a qu’à se promener dans les rues pour constater que le port de masque n’est même plus d’actualité. Un rappel à l’ordre s’impose dès à présent au lieu d’attendre une nouvelle reprise d’ampleur, ce qui est fort probable. Il faut dire qu’une fois que le variant aura fait son apparition dans le pays, Madagascar aura du souci à se faire.

A l’occasion de la Journée Mondiale du lavage des mains avec du savon, il a été rappelé que cela constitue l’une des meilleures façons de se protéger et de protéger sa famille contre toutes formes de maladies. Face au contexte de la pandémie de Covid-19, ce geste se trouve être la première défense de prévention. Si la population en arrive à négliger le port de masque, tout porte à croire que le lavage des mains avec du savon l’est également. Toutefois, on ne peut pas reprocher grand-chose à la population puisque l’état d’urgence sanitaire a déjà été levé depuis début septembre. Aux yeux de la population, la levée de l’état d’urgence sanitaire a été prise comme si les risques par rapport à la pandémie de coronavirus ont été écartés. Effectuer un rappel à l’ordre vis-à-vis des gestes barrières dans la lutte contre le coronavirus risque d’être assez difficile avec la population qui a pris une mauvaise habitude de vivre comme si de rien n’était.

Jean Riana

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