La Gazette de la grande ile

Avortement clandestin : Plusieurs milliers de complications enregistrées par an

Publié le 26 octobre 2021

Le sujet d’avortement, plus précisément de l’interruption thérapeutique de la grossesse, est toujours au centre des discussions. L’on sait que plusieurs milliers de complications sont enregistrés chaque année. Rien que pour le compte de Marie Stopes Madagascar, 20 000 victimes de complication suite à des avortements clandestins y sont prises en charge, « qui sont hospitalisées, souvent trop tard ». D’après les informations relayées par la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), 7,2% d’entre-elles ont succombé suite à ces complications. Parmi les complications enregistrées, on peut citer l’hémorragie qui représente 46,3% des cas, la perforation d’organes et le coma (28%) et les infections graves et rétentions placentaires (15%). Selon toujours les informations recueillies, « Plus de 81, 05% des femmes enquêtées se déclarent chrétiennes », dont 40,13% sont catholiques et 40,92% protestantes. Seules 5,68% sont athées sur une population enquêtée de 4 478 personnes. Outre la grossesse précoce et la grossesse non désirée qui représente (43%), 20,29% des motifs de l’avortement englobent le viol, l’inceste et les raisons thérapeutiques. Ce qui ne devrait pas être négligé. Parce que ces 20,29% constitue en effet des cas légitimes d’interruption thérapeutique de grossesse (ITG). C’est-à-dire des femmes victimes, des femmes qui se sont trouvées dans cette position malgré elles.

Recueillis par A. N.

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