La Gazette de la grande ile

Rinah Rakotomanga : Mandat d’arrêt “werawera”

Publié le 02 novembre 2021

Il y a presque deux semaines, on a rapporté dans nos colonnes que l’ex-directrice de la communication auprès de la Présidence de la République, Rinah Rakotomanga était de retour au pays. Son arrivée à Madagascar s’est en quelque sorte faite en catimini.

Samedi dernier, elle a été l’invitée d’une émission spéciale de la chaîne télévisée Real Tv en tant que Conseillère d’Ambassade auprès de l’Ambassade de Madagascar à Paris. Cela n’a pas du tout attiré l’attention des autoirtés concernées, notamment le Pôle anti-corruption (Pac), qui a délivré contre elle un mandat d’arrêt suite à son implication dans l’affaire SMMC (Société de Manutention de Marchandise Conventionnelle) pour faux et usage de faux. Compte tenu de cette situation, on peut dire que ledit mandat n’était que du « werawera », la spécialité de ce régime. En principe, une personne ayant fait l’objet d’une telle procédure judiciaire, devrait être immédiatement arrêtée. Ce qui n’est pas actuellement le cas puisque Rinah Rakotomanga demeure en cavale et ce au vu et au su de tout le monde. Cette situation confirme que la culture de l’impunité règne en maître à Madagascar. Aussi, elle reflète les deux poids deux mesures dans l’application de la loi, surtout en matière de poursuite contre les hautes personnalités soupçonnées d’être impliquées dans des dossiers brûlants. Il y a ceux qui sont faciles à poursuivre et d’autres qui sont intouchables, c’est le cas de cette ex-directrice de la communication auprès de la Présidence. Ni le Bureau indépendant (Bianco) et encore moins le Pac, qui se chargent de cette affaire, ne peuvent garantir l’effectivité de l’application de la loi.

La Gazette

Lire aussi