La Gazette de la grande ile

Ministre Joel Randriamandranto : Développer le pays par le tourisme ?

Publié le 03 novembre 2021

Le ministre du tourisme même quand du temps où il était ministre des transports et du tourisme, n’a pas fait grand-chose, ni pour le tourisme, ni pour le transport. Presque deux ans de fermeture des frontières, sauf pour les vols de rapatriement qui en réalité étaient des vols commerciaux pour les privilégiés ainsi que pour les dirigeants et leurs familles, et le ministre du transport et du tourisme de l’époque n’a pas fait grand-chose pour le tourisme et n’a rien su faire du département du transport. Presque deux ans de fermeture des frontières,  les hôtels ont dû se rendre à l’évidence qu’ils ne pouvaient plus “snober” la clientèle locale et bon nombre de ces hôtels ont fait des promotions au moins pour que leur établissement puisse fonctionner un peu et permettre de songer à des rentrées d’argent pour les entretiens de base. Le ministre Joel Randriamandranto à l’époque,  avec son regard dédaigneux et sa suffisance, n’a rien fait pour le transport et le tourisme. Pour le transport,  les faits sont là. Nous en sommes aujourd’hui réduits à admettre que finalement, les déplacements se feront par la route vue la situation de Air Maty… Qui va s’aventurer à prendre l’avion aujourd’hui à Madagascar ? Ce sont des personnes qui n’ont aucune connaissance du monde de l’aéronautique qui se mettent ou plutôt une personne qui se met à parler d’aviation et prétendre avancer des solutions pour Air Madagascar. Ministre des transports à l’époque, on dirait qu’il n’a pas vu venir la situation actuelle : entre des déplacements par avion incertains,  des taxis- brousse corbillards ambulants sur les routes nationales, des routes nationales exécrables qui non seulement cassent les voitures, mais en plus rallongent la durée des trajets, on en est tous réduits à rester chez soi tout le temps, ce qui cause frustration à ceux qui en ont les moyens. Puis, on lui a enlevé le transport, car de toute évidence, il ne savait pas quoi en faire, et désormais il se charge essentiellement du tourisme. Mais s’occuper du tourisme, ce n’est pas songer à sa propre agence de voyage, la sienne ; c’est faire redémarrer le tourisme pour que ce secteur puisse contribuer au développement du pays. Comment compte-t-il redémarrer le tourisme alors qu’avant d’être ministre, il avait tablé 500.000 touristes et devenu ministre, il a revu à  la baisse ses prétentions en les réduisant à  300.000 touristes. Qu’il le veuille ou non,  le ministre doit désormais arrêter de viser les touristes et se concentrer sur le tourisme local. Combien de touristes, avec la crise sanitaire mondiale,  vont  s’aventurer à venir à Madagascar, puis à devoir se déplacer en voiture sur des routes nationales qui n’ont de route que de nom et devoir repartir dare dare si jamais les frontières chez eux se ferment ? Combien de touristes vont prendre le risque de prendre l’avion pour relier Antananarivo à une destination touristique en sachant pertinemment que les dessertes journalières des villes touristiques font partie d’une histoire ancienne avec un malheureux avion qui sillonne le pays? Combien de touristes vont s’aventurer à venir dans un pays où, même s’ils viennent en étant vaccinés,  la population n’est pas vaccinée et le CVO n’a pas fait ses preuves… du moins ceux qui ont reçu des dons n’en ont pas commandé ? Au jour de maintenant, les acteurs du tourisme devraient songer à améliorer les offres pour les nationaux… car avec honnêteté et lucidité,  le ministre doit reconnaître que les 300.000 touristes visés ne seront pas là, et qu’il a prouvé son incapacité à gérer ce département ministériel. A toutes les réponses posées par les touristes, la réponse est non : la situation sanitaire est-elle bonne avec des hôpitaux réellement aux normes où les touristes peuvent être amenés à y aller,  le taux de vaccination anti covid est-il bon, y a t-il des vols domestiques réguliers pour les déplacements à Madagascar,  la sécurité sur les routes nationales est-elle plus “safe”, l’état des routes nationales permet-il de relier en un rien de temps les différentes villes? Avec toutes les réponses négatives,  il faut que les 300. 000 touristes en aient vraiment envie pour revenir à Madagascar.

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