La Gazette de la grande ile

Edito : On se renvoie la patate chaude chez les enquêteurs

Publié le 06 novembre 2021

Recrutée par des ressortissants pakistanais pour servir de bonne à tout faire depuis 2019, une compatriote a été séquestrée avec interdiction de sortir de la résidence. Ses riches employeurs exercent  des activités commerciales. Selon les déclarations de l’intéressée, elle a fait l’objet d’abus sexuels à plusieurs reprises de la part de son patron et de son fils après avoir été obligée d’ingurgiter une poudre blanche dont elle ignorait la nature. Selon R.H. B. A, après la prise de ce produit, elle perd toute volonté de résistance et subit tous les désirs vicieux des deux hommes. Elle a réussi à quitter l’endroit pour se soigner, parce qu’elle avait des douleurs dans l’appareil génital.

Convoquée par ses employeurs pour le 13 octobre 2021, la femme a été battue avec brutalité par le père et le fils, ainsi que Nadine, leur secrétaire. Ces faits punissables ayant entraîné des plaies, ont été confirmées par l’existence de certificats médicaux  en bonne et due forme, délivrés par des médecins habilités pour… Il se trouve qu’à l’heure actuelle, la victime est sérieusement perturbée parce qu’elle fait l’objet d’une plainte réciproque, accusée d’avoir blessé son employeur. C’est une manière de faire pression sur elle pour l’obliger à accepter une proposition d’arrangement qu’elle ne peut que refuser étant donné la gravité des atteintes corporelles qu’elle a subies. Ce qui est grave c’est qu’au niveau des enquêteurs, on se renvoie cette patate chaude pour laquelle les auteurs  de ce véritable acte criminel se vantent de pouvoir être assez riches pour «éteindre l’affaire »… Tant qu’une telle possibilité est envisageable par ces délinquants pakistanais, le système judiciaire tout entier reste et demeure terni. Si les hauts responsables ne mettent pas vite de l’ordre et d’urgence dans les dérives des enquêtes «arrangées», c’est au détriment des victimes de ces étrangers.

Noël Razafilahy

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