La Gazette de la grande ile

les images dans les mots : Les éternels endettés

Publié le 10 novembre 2021

Les entreprises publiques malgaches sont endettées. La principale cause de ce phénomène est la mauvaise gestion des différents dirigeants successifs de ces sociétés. Beaucoup de ces entreprises ont fini par fermer au péril des employés qui ont dû être envoyés au chômage. Les seuls survivants jusqu’à maintenant ont du mal à se redresser, la plupart paye encore de grosses sommes de dettes. Nous connaissons le sort de la Jirama, du Kraoma, d’Air Madagascar qui est en train de changer de nom, mais est-ce vraiment une solution ? On ne le sait pas. Tout ce que nous savons c’est que le sort de ces sociétés affecte l’Etat, actionnaire majoritaire. Quand ces entreprises s’endettent, c’est l’Etat lui-même et le peuple malgache qui s’endettent. La destruction de ces entreprises publiques provoque également la destruction de l’économie du pays. Ce dernier continue de s’appauvrir. De grosses sommes venant du trésor public sont allouées par l’Etat dans le but de sauver ces entreprises, mais sans résultat concret. Les dettes se multiplient, mais aucun redressement n’est remarqué. Pire, beaucoup de ces sociétés sont détruites. Les biens de ces sociétés sont hypothéqués, comme les terrains par exemple, or ces biens sont des biens publics qui ne sont pas faits pour être vendus. On peut utiliser ces terrains et exploiter leurs surfaces, mais pas l’intérieur. Si des citoyens s’enrichissent grâce à ces terrains, ils devront faire l’objet d’enquêtes approfondies. Beaucoup de dirigeants, leurs familles et  leurs amis, abusent de leur pouvoir, et ce depuis des années, en profitant de ces biens publics. C’est le pays qui en subit la conséquence et qui perd de sa souveraineté. Le peuple qui perd ainsi son pouvoir, s’appauvrit à grands pas. Une minorité profite des entreprises publiques, sans en connaître les conséquences sur la vie du pays. Ils gagnent beaucoup de ces entreprises qui sont censées faire vivre une majorité de la société directement ou indirectement. Il est alors du droit du peuple de connaître la situation de ces biens publics, entreprises ou autres,  comme il est du devoir de ceux qui connaissent d’agir avec transparence. Le peuple a le droit d’exiger ses biens pour les faire connaître à ses descendants. Certains dirigeants ont détourné de nombreux biens publics : des terrains, des maisons, des entreprises, de l’argent emprunté au nom du peuple… L’histoire suit son cours.

       Riri

Lire aussi