La Gazette de la grande ile

Privatisation du Parc Tsimbazaza : les incapables réagissent !

Publié le 18 novembre 2021

L’information s’est propagée avant-hier sur les réseaux sociaux. La gestion du Parc Zoologique et Botanique de Tsimbazaza est en phase d’être confiée au groupe Axian pour une durée de 30 ans. Les modalités du contrat stipulent clairement les engagements du groupe Axian dans ce projet. En première ligne, il y a le respect des dispositions prévues dans le cahier des charges, notamment la mise aux normes du site et des enclos. Toutefois, paniqué par la propagation de cette information, le collège des chercheurs-enseignants, responsable du parc, s’est exprimé hier à travers un communiqué.

Sans scrupule, ce collège de chercheurs-enseignants conteste cette éventuelle gestion du parc par le groupe Axian ou tout autre groupe privé. Ils prennent cela pour une sorte de « vente de patrimoine » et appellent  tous les enseignants et les citoyens à contester avec eux. Absurde et complètement ironique, les premiers responsables de la destruction et de la maltraitance des animaux du parc de Tsimbazaza appellent à contester contre l’amélioration globale du parc en question et du bien-être des animaux s’y réfugiant. Du colonialisme à la noix, car notons que le premier responsable de ce parc, avec six autres employés, ont été convoqués au Pôle Anti-Corruption pour être enquêtés sur le détournement de plusieurs milliards d’ariary du parc, ainsi que des abus de pouvoir et autres maltraitances envers les animaux et les employés. Plusieurs employés n’ont pas reçu leur salaire des mois de mai, juin et juillet 2021.

Inutile d’écrire un long paragraphe sur le sujet, il suffit de faire un tour au parc de Tsimbazaza pour avoir un aperçu de l’incompétence totale de ces soi-disant chercheurs-enseignants qui prétendent se battre pour la souveraineté nationale, mais qui détruisent le seul parc zoologique de l’île en détournant les fonds et en délaissant les animaux. Les publications sur les réseaux sociaux ont été nombreuses sur le sujet. Le parc est en train de disparaître. Les animaux y sont maltraités. Certains ne se nourrissent plus à cause du manque de nourriture ou du stress dû à la maltraitance. La chambre des animaux nocturnes  n’a plus été ouverte depuis plus de 5 ans, car il n’y a plus aucun animal dedans. Les aquariums de la chambre des reptiles sont à moitié vide. Les opossums sont morts et leur emplacement n’est plus qu’un grand vide.  Les Pygargues de Madagascar, grands oiseaux rapaces, sont cloitrés dans des cages de quelques mètres carrés, car leur emplacement est détruit et aucune réparation n’y a été faite. Le plus grand oiseau endémique de l’île en danger critique d’extinction et qui a besoin de grand espace pour vivre, est obligé de rester cloué au sol sans pouvoir battre les ailes. Le parc est sale. Les clôtures sont détruites et rafistolées avec des bouts de métaux. Les cloisons en verre sont en majorité brisées. Les toilettes sont sales et l’eau y coule en permanence sans possibilité de fermer la vanne. Du gaspillage dans un endroit qui se veut « conservateur de l’environnement ». Les signes du déclin de ce parc sont nombreux et une simple visite suffit pour les voir.

Plus aucune valeur, que ce soit scientifique, culturelle ou encore historique, n’est conservée au parc de Tsimbazaza. Tout y est détruit. Le parc est une zone de recherche garantissant la souveraineté nationale, mais la mauvaise gestion et l’incompétence des responsables ont fait de cet endroit une ruine où la souveraineté nationale n’existe plus. Si la gestion de ce parc par un groupe privé pourrait faire renaître cette souveraineté, alors pourquoi pas ? La gestion par un groupe privé n’empêche pas les chercheurs d’y effectuer leur recherche et ils seront même gâtés, car les animaux se porteront bien et garantiront des résultats de recherche plus concluants. Actuellement, ces animaux sont tellement mal en point que même les recherches effectuées au sein de ce parc risquent d’être toutes faussées. Avant de s’exprimer sur cette éventuelle privatisation de la gestion du parc de Tsimbazaza, les chercheurs-enseignants doivent penser en priorité aux animaux et aux plantes, car en ce moment, ils ne pensent qu’à leurs petits avantages qui vont bientôt disparaître. Sinon, qu’ils prouvent d’abord qu’ils peuvent redresser ce parc…

  1. Berado

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