La Gazette de la grande ile

Dialogue politique – relance économique : Bien de problèmes à résoudre !

Publié le 20 novembre 2021

Le neuvième dialogue politique entre Madagascar et l’Union européenne qui s’est tenu au Palais d’ Etat d’ Iavoloha hier s’est axé sur la résolution des problèmes qui prévalent à Madagascar. A ce titre, plusieurs axes de coopération entre Madagascar et l’Union européenne ont été évoqués. Il s’agit entre autres de la relance post-Covid-19, les réformes du système électoral, la situation économique, la situation humanitaire dans le Sud, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, les droits de l’Homme, la sécurité maritime régionale ainsi que la coopération au développement entre Madagascar et l’Union européenne. Effectivement, la Grande Ile a son lot de problèmes dont la résolution dépend entièrement des coopérations internationales avant de penser à une éventualité de relance économique. C’est d’ailleurs la raison d’être du dialogue politique d’hier. Il faut dire que la situation de Madagascar fait pitié qu’elle suscite la compassion avec la pauvreté qui règne en maître dans le pays et le Sud de l’île qui est toujours en proie à la famine.

Le pays vise le développement depuis fort bien longtemps, mais cela s’avère inaccessible tant que la bonne gouvernance continue à faire défaut. Il faut dire que la corruption règne en maître sur tous les secteurs d’activités tant dans le domaine public que privé. Par ailleurs, la prise d’ampleur de ce phénomène pèse lourd sur l’économie de Madagascar. Ce n’est pas pour rien si la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption figurent  parmi les axes de coopération discutés lors du dialogue politique entre Madagascar et l’Union Européenne. Il y a également le problème du changement climatique qui met à mal le pays. Ce dernier se comporte en tant que victime alors qu’il contribue tout comme d’autres à la pollution de l’environnement. Par rapport au changement climatique, Madagascar réaffirme sa volonté de s’engager vers une gestion plus durable de l’environnement pour que le pays redevienne et regagne son appellation d’« Ile verte ». Une vision qui relève d’un rêve car, vu la déforestation qui règne, cela relève de l’impossible, surtout que les séances de reboisement enregistrées dans le pays ne s’avèrent être que du pur cinéma. Vis-à-vis de la relance économique, Madagascar mise beaucoup sur le secteur tourisme, mais avec un incompétent comme Joël Randriamandranto cela risque d’être assez difficile. Autrement dit, il est impératif pour le Chef d’Etat de changer de pion pour viser de meilleurs résultats.

Bien de problèmes ont été soulevés au cours du dialogue, mais leur résolution dépend encore de la bonté d’autrui. Le véritable souci à Madagascar, c’est que même si les aides affluent, les dirigeants ne savent pas les utiliser à bon escient afin  de conduire le pays vers un véritable changement. Bien de discussions sur table se sont déroulées en vue du développement de la Grande Ile avec des aides à la clé sans pour autant apporter le résultat escompté.

Jean Riana

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