La Gazette de la grande ile

Conséquence des crise successives : Un éternel recommencement

Publié le 25 novembre 2021

A les  entendre, ces personnalités aigries et furieuses  de  ne pas, avoir  été  embarquées  dans le convoi TGV des privilégiés et  des favoris, les calamités de l’apocalypse seront pour  demain. Après cette  4ème République qui a mal  fini comme elle a mal  commencé avec  un  Chef  d’Etat fameux pour  le non-respect  de la parole  donnée, Andry Rajoelina et ses proches démarrent dans les  clameurs  post-électorales des grands perdants  et leurs  troupes. Le  début du  quinquennat était marqué par un réel flottement dans l’exercice  des attributions différentes que  devaient inaugurer les départements ministériels, les nouvelles institutions que le  régime précédent n’avait pas installées dans les  délais. Et pour  compliquer encore plus la  situation une pandémie qui, ailleurs provoque des milliers de décès. Ayant  réussi à barrer à  temps l’invasion du  Coronavirus par des moyens  de bord, le système parvient à  réduire le  taux de mortalité dans l’île.

 Appuyé par des  scientifiques locaux, Andry  Rajoelina mise sur les vertus d’une  tisane à  base de la plante  médicinale Artemisia améliorée par l’Institut Malgache des Recherches Appliquées (IMRA) pour obtenir le breuvage dénommé CVO Organics. L’initiative provoque un  tel tollé international que  l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) finit par prendre position pour reconnaître la prouesse des milieux  scientifiques  de l’île. La  crise sanitaire de la terrible  pandémie est à peine maîtrisée que le pouvoir se débat dans l’imbroglio diplomatique du dossier sur les îles Glorieuses qui a tourné au bras de fer entre la France et Madagascar. Retombée politicienne des revendications sur le statut de l’opposition (toujours contestée) et des futures prétentions électorales en  2023, le climat politique s’alourdit d’une  année  à l’autre.

De l’avis  des observateurs «La rumeur d’un remaniement courait depuis près d’un an. » Le  contexte a pris  une  intensité telle que le 15 août  dernier, Andry Rajoelina a été obligé de  tenir  compte des  réalités ambiantes. «Sous la houlette du Premier ministre Christian Ntsay » depuis 2018. Il a reconduit  ce  dernier «dans un contexte national troublé », à la  tête d’un nouveau gouvernement remanié  en partie. Il y  avait  cette tentative  de renverser le régime, la  famine  dans le  sud du pays et le programme d’émergence du président, «dont le plan économique est toujours attendu par les décideurs.» Et pour dramatiser un peu plus  la situation, l’adoption  du  Budget 2022 fait jaser l’opinion au point d’aboutir par  des rumeurs sur un projet de motion  de  censure qui serait préparée par  des députés  toutes  tendances confondues. Aucune  confirmation  au  niveau  du Bureau  Permanent de  Tsimbazaza… Face à une  situation  aussi  confuse, la population attend les explications rassurantes des dirigeants.

Noël Razafilahy

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