La Gazette de la grande ile

Edito : Quand tous les établissements scientifiques brûleront

Publié le 26 novembre 2021

Le CNRE et le CNRIT ont brûlé. Des quelques centres de recherches de l’ère du Professeur Rabesa Zafera au début des années 1990, il ne reste plus grand-chose. Et pourtant le CNRE, le CNRIT, le CNRP, le CNRO etc avaient eu leur heure de gloire,  avec un budget conséquent,  des centres qui brillaient au-delà de Madagascar avec des chercheurs motivés, car ils faisaient des recherches. Les centres étaient dotés de budget qui permettait l’organisation de rencontres scientifiques internationales et la publication régulière de revues scientifiques. Aujourd’hui, tout cela relève de la légende et le peu de centres qui sont restés, ont péri par le feu. Blasés : ils sont blasés ces chercheurs qui, depuis des années, se font “insulter” et “traiter” de “chercheurs de sous” et qui aujourd’hui voient partir en fumée leur travail, le travail de leurs aînés. Les enquêtes démontreront les causes de l’incendie, mais on sait déjà que beaucoup diront qu’il aurait fallu prendre des précautions en installant des extincteurs ou d’autres choses qui protègent contre les incendies. Mais quand on apprend des différents responsables le budget que l’Etat donne aux centres de recherches,  quand on sait le budget que l’Etat donne aux universités, quand on sait que ce régime a osé priver le personnel administratif et technique de deux mois de salaire et qu’à Ankatso, on leur distribue leur salaire au gymnase… on voit clairement que ce régime fait bien peu de cas des recherches,  de l’enseignement et a volontairement choisi l’incompétence et l’ignorance. On ne s’étonnera pas que  les universités et les divers centres ne soient pas dotés de système de protection contre l’incendie et même contre les vols, car non seulement le budget se réduit en peau de chagrin, mais en plus, les responsables ne comprennent même pas l’intérêt des recherches, de l’enseignement et de l’éducation. Aujourd’hui déjà, un grand nombre d’établissements scientifiques ont “brûlé” même si ce n’est pas par le feu. Ces établissements ont péri par manque de budget,  par le peu de considération que les responsables ont des recherches scientifiques.

La Gazette

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