La Gazette de la grande ile

Tana et ses environs : 25,46 hectares remblayés cette année

Publié le 01 décembre 2021

La période de remblai pour cette année a été clôturée hier. A cette occasion, l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) a dressé un bilan de la situation dans Tana-ville et les districts environnants. D’après Ranto Rakotonjanahary, DG de l’APIPA, 77 demandes de remblai ont été reçues auprès de l’organisme, dont 21 ont été rejetées et 56 accordées s’étalant sur 25,46 hectares. En outre, l’APIPA comptabilise 76 travaux de remblai illicite, dont 37 dans la circonscription de Tana-ville, 36 dans l’Atsimondrano et Avaradramo et trois autres dans le district d’Ambohi-

dratrimo. « Nous ne disposons pas des données complètes de ces terrains, notamment le certificat de situation juridique et le plan, donc on est dans l’incapacité de donner des chiffres exacts concernant les superficies concernées. Dans tous les cas, quelques-uns sont en train de régulariser leur situation », explique-t-on. En effet, par remblai illicite, on entend travaux de remblais qui n’ont pas eu l’aval des autorités compétentes, notamment la commune, le ministère de l’Aménagement du territoire, celui de l’Eau et celui de l’Environnement. « Si le terrain se trouve dans une zone de prescription d’urbanisme urbanisable, le propriétaire peut régulariser son dossier. Toutefois, il est passible d’amende après avoir omis les procédures », poursuit le DG de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo. Il y a aussi bien évidemment la corruption à ce sujet. Outre le paiement d’amende, tout remblai illicite est passible d’arrêt immédiat des travaux, de scellage et/ou de remise en état du terrain. L’agglomération du Grand Tana étant en proie aux inondations parce qu’elle ne dispose quasiment plus d’évacuation d’eau (pluviale et usée), les remblais constituent un réel danger pour la plaine d’Antananarivo. Des années durant, des remblais et constructions illicites ont été observés dans des zones non urbanisables, voire même sur des canaux d’évacuation, ce qui obstrue dangereusement l’évacuation des eaux. Les moindres gouttes de pluies inondent Antananarivo. Dans tous les cas, les travaux de remblai peuvent reprendre à la mi-avril jusqu’à fin novembre 2022.

N.A.

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