La Gazette de la grande ile

Route d’Antananarivo : Faire payer l’usage !

Publié le 01 décembre 2021

La réfection des routes est l’argument principal de chaque candidat voulant se faire élire à Madagascar. Qu’elles soient nationales, régionales ou urbaines, les routes se dégradent quotidiennement et malgré les réparations, leur préservation s’avère difficile face à la négligence des usagers. Pour y remédier, l’adoption d’un système de péage serait la meilleure solution.

Le coût de construction d’un kilomètre de route goudronnée s’élève à un million de dollar, soit 3.985.000.000 d’ariary. Or, les usagers mettent moins d’un an à les détruire. Pour convaincre une population de sauvages comme les Malgaches de respecter les infrastructures publiques, notamment routières, il est indispensable de leur montrer la valeur de ces routes en leur en faisant payer l’usage. Les nouvelles rocades débouchant vers les quatre coins de la capitale comme Tsarasaotra, Iarivo et Ambohitrimanjaka peuvent servir d’exemple dans l’adoption de ce système de péage. Cela contribuerait à réduire le nombre de véhicules circulant dans la capitale et obligerait les charrettes et pousses-pousses à respecter les consignes. Aussi, l’impact environnemental ne serait pas négligeable.

L’argent du péage peut servir à entretenir la route et financer la surveillance des éclairages et des balises que la population vole. Les dirigeants de l’île devraient se pencher davantage sur cette solution par le péage. La population malgache est trop habituée à être servie sur un plateau. Chacun utilise les infrastructures publiques sans les entretenir. Pourtant, en cas de destruction, on blâme l’Etat. Ce n’est pas l’Etat qui utilise les marchés, les fontaines publiques, les routes, les ponts, les tunnels, les trottoirs… Ce n’est pas l’Etat qui bouche les canaux avec les ordures et autres détritus.

Il faut démontrer à la population la valeur des choses. Naina Andriantsitohaina doit se montrer ferme envers la population et imposer une discipline pour le bien de tous. La population a assez détruit Antananarivo. Le bordel impose sa loi et les dirigeants se laissent faire… Il est temps que cela change.

  1. B

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