La Gazette de la grande ile

Plus de 1.000 bœufs à blanchir : Député pourri contre militaires

Publié le 01 décembre 2021

Parce que du côté de Miandrivazo et d’Antsalova, depuis plusieurs mois, en tout cas cette année, le bilan des attaques de dahalos se chiffre par plus de 1.000 têtes de bœufs. Les gendarmes en poste dans le secteur sont débordés. Les militaires sont envoyés là-bas en service commandé pour mettre de l’ordre dans cette situation. Il se trouve que les autorités civiles, certains élus et le député Patrice Velomahazo en personne, sont mêlés à des activités criminelles qui tournent autour de la protection des malfaiteurs et le trafic d’influence pour éviter à ces derniers les rigueurs de la justice. Pris en tenaille entre les attaques des malfaiteurs et les soutiens de l’instrumentalisation des juridictions, les éleveurs et les simples paysans ne savent plus où donner de la tête. D’un côté, il y a le climat de cruauté créé par des bandits qui tuent, pillent les biens et violent les femmes et en face, la panique d’une population abandonnée dans l’inertie des autorités locales complices. Finalement, cette semaine, les paysans choisissent de se réfugier à Antsalova chef-lieu du District pour chercher protection.

Profitant de la confusion de l’effet de surprise des interventions ponctuelles visiblement très efficaces des militaires qui ont réussi à ramasser des centaines et des centaines de bœufs suspects pour les soumettre à des contrôles stricts et serrés, le député Patrice Velomahazo manipule des médias (Télé et Radios) pour diaboliser les exploits des militaires. A noter que la Grande Muette lors des opérations, est d’une admirable discrétion sur le terrain. Or, habilement exploité en mal, les exploits au profit des régions pastorales seraient actuellement assimilés à des abus. Spécialiste des relations coupables avec le monde du banditisme comme du temps où au sein de la Gendarmerie Nationale, avant de se faire élire à Tsimbazaza, malgré un passé pas très honorable, le parlementaire s’en donne à cœur joie pour culpabiliser des militaires qui ne font que leur devoir « POUR LA PATRIE ». Il est temps de mettre fin aux agissements de ce locataire de Tsimbazaza. Le Bureau Permanent de l’Assemblée Nationale devra mettre fin à son mandat dans les règles. La procédure est faisable et attend que ses pairs arrêtent de continuer le corporatisme coupable. Jusqu’à la normalisation de leurs sorts, les éleveurs doivent subir les aléas incontournables de l’exigence des vérifications de cahiers de contrôles des bovidés escortés et effectués en lieu sûr. La restitution des troupeaux légalement «blanchis » après les contrôles, doit se faire très vite. Pour éviter «les abus et les pertes déplorables » au bénéfice de certains O.V.N.I (Officiers Voleurs Non Identifiés) comme c’était le cas de cette malheureuse vieille femme d’Andilamena qui jusqu’à ce jour, n’a pas encore pu récupérer son troupeau de plusieurs centaines de zébus.

Noël Razafilahy

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