La Gazette de la grande ile

VIH/Sida : 8 043 séropositifs diagnostiqués

Publié le 02 décembre 2021

A Madagascar, le taux de prévalence du VIH/Sida est de 0,28%. Ce qui s’avère assez faible d’après les experts, sachant que le taux moyen en Afrique est de 1%. Toutefois, les nouvelles infections augmentent. « La prudence est ainsi de mise », alerte Jasminah Rasoanarivo, SE/CNLS (secrétariat exécutif du comité national de lutte contre le Sida) à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du Sida qui s’est tenue hier sur le parvis de l’hôtel de ville à Analakely. A en croire le SE/CNLS, Madagascar compte actuellement 8 043 séropositifs diagnostiqués (ils étaient au nombre de 6 741 d’après les récentes données du mois de juin) sur les 44 000 séropositifs estimés par l’ONUSIDA et se concentrent en grande partie dans la région Boeny, Diana et Antsinanana avec un âge moyen de 35 ans. Il convient de souligner que la moyenne de dépistage est de 500 000 personnes par an à Madagascar. « Quand on parle du nombre de traitements ARV (antirétroviral) par rapport à l’estimation des personnes dépistées positives, le résultat est croissant, quoique encore très faible. Nous arrivons à 13% en 2020. Par contre, si on parle de chiffre absolu, le rapport du nombre de personnes absolues dépistées positives est de 92%. Nous avons donc actuellement 8 043 patients du VIH suivis dans la file active dont 7 400 sous traitement ARV en 2021 », affirme Jasminah Rasoanarivo du SE/CNLS. C’est-à-dire que seulement 18,27% des séropositifs sont dépistés. Madagascar a donc encore du chemin à faire concernant le dépistage. « Il y a une nouvelle découverte selon les nouvelles infections, c’est-à-dire que les personnes dépistées positives sont de plus en plus jeunes et on constate qu’elles sont plutôt issues de la population passerelle. Ça nous alerte vraiment puisque cela nous dit que l’épidémie est en train de faire un mouvement vers la population passerelle », poursuit-on. Par population passerelle, on entend une population présentant un risque plus élevé d’exposition au VIH, à savoir les prostituées et leurs clients.

Annie N.

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